Grèce-austérité: les personnes handicapées manifestent

Résumé : Des centaines de personnes handicapées venues de toute la Grèce ont manifesté jeudi dans le centre d'Athènes contre les politiques d'austérité, craignant des coupes claires dans leurs allocations ou retraites.

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ATHENES,

"Oui à une vie digne !", "Égalité et respect pour tout le monde!", "Fin de la prise en otages des handicapés!", tels étaient quelques-uns des slogans inscrits sur les banderoles des manifestants rassemblés à la mi-journée devant le ministère de l'Intérieur et de l'Emploi.

Les manifestants, certains en fauteuil roulant, ont réclamé "de meilleures prestations médicales", rejetant toute réduction dans leurs allocations ou retraites, suite aux nouvelles mesures de rigueur prévues par la troïka des créanciers de la Grèce, la BCE, L'UE et le FMI.

Les hauts responsables de la troïka sont attendus à Athènes en novembre pour poursuivre l'audit des comptes grecs et évaluer l'application des réformes, surtout dans la fonction publique, avant de donner leur aval au versement d'une prochaine tranche de prêt d'un milliard d'euros.

Du fait d'un trou budgétaire évalué à 4 milliards d'euros pour la période 2015-2016, la troïka n'exclue pas la nécessité d'adoption de nouvelles mesures de rigueur.

Depuis l'éclosion de la crise de la dette en 2010 et le recours du pays au mécanisme de sauvetage UE et FMI, des mesures d'austérité draconiennes ont été imposées, entraînant des réductions de plus de 30% dans salaires et les retraites, et l'augmentation des taxes et impôts.

Toutefois, les allocations aux personnes handicapées n'ont pas été jusqu'ici affectées, a indiqué à l'AFP Panayiotis Markostamos, secrétaire de la Fédération nationale des aveugles, qui perçoit pour sa part une allocation de 330 euros par mois.

"Mais actuellement on dit que de nouvelles mesures sont prévues par la troïka pour réduire nos allocations, qui ne sont pas suffisantes pour couvrir nos besoins quotidiens", ajoute-t-il.
Le président de l'union des paraplégiques du sud de la Grèce, Andréas Triantafyllou, craint lui une baisse "de 500 euros" des retraites des handicapés, dont la moyenne s'élève à 650 euros par mois.

"Déjà qu'on ne peut pas payer nos factures et nos impôts avec ces retraites! La vie est très chère et les revenus trop bas", a-t-il dit.

"L'Europe n'est pas égalitaire. En Allemagne les salaires sont meilleurs, et un paquet de pâtes coûte 0,60 euros, alors qu'en Grèce, c'est 0,90", souligne-t-il.

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