Introduction à l'accessibilité des sites Web (suite)



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[B2]Handicap auditif[E2]

Ce groupe est l'un des moins atteint, dans la mesure ou son principal souci est de percevoir des signaux audio comme les bips de message d'erreurs ou la bande-son d'une animation multimédia, assez peu utilisés sur le Web. Quand le handicap auditif s'additionne au handicap visuel, la plage Braille est bien souvent l'unique solution adaptative.


[B2]Handicap cognitif ou neurologique[E2]

C'est certainement le groupe le plus difficile à contenter, avec des handicaps très légers comme la dyslexie, jusqu'à des problèmes beaucoup plus graves. Pour les personnes lisant lentement, le défilement de texte peut être trop difficile à lire. Pour les épileptiques, certains types de clignotement sont néfastes et peuvent provoquer des crises.


[B2]Alternatives aux navigateurs traditionnels[E2]

Plus largement, certaines personnes considèrent aussi que l'accessibilité est ce qui permet l'utilisation de contenus web sur les nouveaux appareils connectés au Web, appareils qui ne sont pas les classiques ordinateurs personnels (PC). L'environnement imaginé par le développeur Web quand il a conçu son document est alors bien loin de la réalité. L'écran couleur en 800x600 est remplacé par un écran monochrome de basse résolution, JavaScript n'est pas forcément supporté par la machine, et le balisage HTML non standard est supporté différement, quand il est interprété.


[B2]L'action du W3C [E2]

Face à ces différents handicaps, et depuis le début, le W3C a intégré dans ses travaux le concept d'accessibilité. La partie la plus visible de ces travaux est l'initiative pour l'accessibilité , qui a produit une spécification sur le contenu Web, la WCAG. Tim Berners-Lee, inventeur du Web et fondateur du W3C, déclare lui-même dans son livre Weaving the Web :

[BI]A travers tout notre travail sur les langages Hypertexte, graphiques et multimédia, on retrouve notre préoccupation d'un accès pour tous à l'information indépendemment de la culture, du language et du handicap. La WAI conçoit des protocoles et des logiciels qui rendent le Web accessible aux personnes atteintes de handicaps auditifs, physiques, cognitifs ou neurologiques. (...) L'essentiel de cet effort là n'est effectif que si les concepteurs Web prennent en compte l'accessibilité dans le cadre de leur travail. Les communautés techniques et handicapées ont travaillé ensemble pour produire un ensemble de recommandations sur les étapes à suivre les plus efficaces et les plus pratiques. Il s'agit là d'une lecture recommandée aux webmestres. [EI]


[BB]Prise en compte de l'accessibilité dans les spécifications[EB]
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L'accessibilité est en effet au coeur de toutes les spécifications du W3C. Prenons par exemple les images, inutilisables par qui a recours à un lecteur vocal. En HTML 4 et XHTML 1.x, chaque balise img doit être accompagnée de son attribut alt="description de l'image", faute de quoi le code n'est pas valide, et donc signalé comme incorrect par le Validator. Par ailleurs, des notions spécifiques à l'accessibilité sont présentes dans les spécification. On trouver par exemple tabindex ou accesskey, qui permettent au développeur de contrôler la navigation au clavier, ainsi que des attributs tels que longdesc, permettant l'insertion d'une description longue des éléments de type image ou appliquette.

Plus généralement, les technologies HTML et XHTML strictes (donc sans balisage de présentation), associées au feuilles de styles CSS, permet la séparation de la structure de la présentation.


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http://www.handica.com/acces_themes/article.php?art=838



[BB]Tristan Nitot [EB]
[BI]OpenWeb Group[EI]

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