Lorsque le FN courtise un élu "Républicains" du handicap

Résumé : Frédéric Bouscarle cédera-t-il au chant des sirènes du FN qui lui propose de présider son collectif handicap? Cet élu "Les Républicains", malentendant, invite son actuel parti à revoir ses stratégies pour enrayer la fuite de la jeune garde...

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Frédéric Bouscarle, président de Handi pop', acceptera-t-il la proposition alléchante pour jouer les transfuges et rejoindre le Front national ? Déplorant la méthode qui tend à séduire certains de ses confrères Républicains (après les départs de Sébastien Chenu, fondateur du mouvement Gaylib, et de Franck Allisio, président des Jeunes Actifs), cet élu du 10e arrondissement de Paris s'est fendu d'un communiqué pour inciter la famille politique à laquelle il appartient à se « poser les bonnes questions afin d'apporter les bonnes réponses ».

Deux propositions attrayantes

Concerné à titre personnel par la situation de handicap puisqu'il est malentendant, Frédéric Bouscarle a en effet été contacté par un représentant du Front national mi-septembre 2015. « Ce dernier m'a fait deux propositions pour le moins attrayantes. D'une part, de présider le collectif handicap au sein de ce parti et, d'autre part, d'occuper la troisième place sur la liste parisienne pour les élections régionales de décembre 2015. » Selon lui, « la stratégie du Front national est désormais connue : recruter parmi la jeune garde des Républicains en ciblant prioritairement ceux dont le parcours politique semble voué à la stagnation ». Frédéric Bouscarle était en effet secrétaire national en charge du handicap au sein de l'UMP jusqu'en 2014 mais a été remplacé par Sophie Gauguin, tandis que Handi pop' était exclue des instances exécutives.

Dans l'impasse sur les questions sociétales ?

Le fondateur de Handi pop' en 2006 estime que « sur les questions économiques, sociales, sociétales et européennes, les solutions proposées par Les Républicains conduiraient notre pays dans l'impasse » et regrette par ailleurs « le peu de place accordé à son mouvement au sein de son parti (…)  décevant de nombreux militants en situation de handicap ». « Il s'agit simplement d'assurer la représentation au sein du parti des 10% de nos concitoyens qui souffrent de handicap et dont les difficultés sont largement occultées par le gouvernement actuel, explique-t-il. » En mars 2015, à l'occasion des élections départementales, les chefs de file des trois partis arrivés en tête du scrutin du 1er tour avaient été sollicités par handicap.fr pour dévoiler leur politique en matière handicap (article en lien ci-dessous). Marine Le Pen et Jean-Christophe Cambadélis avaient répondu mais Nicolas Sarkozy manquait à l'appel. Dont acte !

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr"


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