Une écolière trisomique défénestrée : 2 mises en examen

Résumé : La directrice d'école et une référente ASE mises en examen après le décès d'une écolière trisomique en janvier 2015. Elle avait été poussée par la fenêtre par un écolier de sa classe de Clis déjà signalé pour troubles du comportement.

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La directrice d'une école et une travailleuse sociale ont été mises en examen à Angoulême, un an après la mort à Périgueux d'une fillette trisomique de 8 ans défenestrée de son école par un camarade (article en lien ci-dessous), a indiqué le 6 janvier 2016 à l'AFP l'avocat de la famille de la victime. L'enquête ouverte après le drame a débouché sur la mise en examen pour « homicide involontaire » de la directrice de l'école privée du Sacré Cœur et la référente de l'Aide sociale à l'enfance (ASE), chargée du suivi éducatif du garçon soupçonné d'avoir poussé la petite Laly d'une hauteur de 5 mètres, le 8 janvier 2015, a précisé Me Pierre Daniel-Lamazière, confirmant une information de Sud-Ouest.

Un « lourd passé » pour le garçonnet

Les faits s'étaient produits à Périgueux mais l'enquête a été dépaysée à Angoulême, les parents adoptifs de la fillette étant employés par l'administration judiciaire de Dordogne, a-t-on expliqué au Parquet de Périgueux. La chute de la fillette s'était produite dans une classe pour l'inclusion scolaire (CLIS) accueillant des enfants avec des handicaps psycho-moteurs et/ou des troubles du comportement, où la victime et l'enfant qui l'a poussée dans le vide étaient scolarisés. Une source proche du dossier a souligné « le lourd passé du garçonnet », lui aussi âgé de 8 ans au moment des faits. « Les parents sont totalement défaillants, et le garçonnet a même fait l'objet récemment d'un signalement pour maltraitance, notamment de nature sexuelle, de la part de son père », a-t-on expliqué de même source. L'enquête a aussi mis en lumière un précédent incident impliquant le même garçon qui avait, en 2013, poussé du premier étage, une fillette de 2 ans, légèrement blessée.

Au nom du secret professionnel

« Cette affaire soulève donc la question du secret professionnel puisque l'enseignante semblerait ne pas voir été informée de ce précédent », selon Me Lamazière. « Mes clients veulent connaître toute la vérité parce qu'on ne peut pas se cantonner aux responsabilités d'une enseignante », estime-t-il. Cette affaire concerne aussi, selon l'avocat, « toutes les autres institutions : le juge des enfants, l'éducation nationale, et la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées)», un groupement d'intérêt public chargé de l'accompagnement des personnes handicapées et de leurs proches. Le garçon, placé dans une famille d'accueil de l'agglomération périgourdine, ne peut être mis en contact avec d'autres enfants, ce qui rend de facto sa scolarisation impossible. Il a fait l'objet d'une première expertise psychiatrique visant à déterminer sa capacité de discernement, selon Me Lamazière.

© (Photo d'illustration générale)

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Commentaires

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Le 06-01-2016 par titi37 :
Quelle sinistre affaire.

Une pensée pour cette jeune fillette qui j'espère, là où son âme réside, connaitra un sort moins malheureux.

Voici quelques vers de Victor Hugo, extraits de "L'année terrible" :

"Oh ! je suis avec vous ! jai cette sombre joie.
Ceux quon accable, ceux quon frappe et quon foudroie
Mattirent ; je me sens leur frère ; je défends
Terrassés ceux que jai combattus triomphants ;
Je veux, car ce qui fait la nuit sur tous méclaire,
Oublier leur injure, oublier leur colère,
Et de quels noms de haine ils mappelaient entre eux.
Je nai plus dennemis quand ils sont malheureux."

"À vous tous, que cétait à vous de les conduire,
Quil fallait leur donner leur part de la cité,
Que votre aveuglement produit leur cécité ;
Dune tutelle avare on recueille les suites,
Et le mal quils vous font, cest vous qui le leur fîtes."

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