Les ministres mesurent les attentes des handicapés

Résumé : Deux membres du gouvernement, Gilles de Robien et Marie-Anne Montchamp, ont pu entendre de vive voix jeudi les fortes demandes des personnes handicapées et découvrir, lors de la visite d'un salon spécialisé, les équipements qui leur facilitent la vie

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PARIS, 17 juin 2004 (AFP) - Deux membres du gouvernement, Gilles de Robien et Marie-Anne Montchamp, ont pu entendre de vive voix jeudi les fortes demandes des personnes handicapées et découvrir, lors de la visite d'un salon spécialisé, les équipements qui leur facilitent la vie.
Avec ses collègues des Sports, du Tourisme et du Logement, le ministre des Transports Gilles de Robien a présenté une "charte nationale de
l'accessibilité" des lieux publics et des transports.
"Une véritable insertion suppose de pouvoir se déplacer dans les mêmes conditions que chacun sans avoir besoin d'être accompagné", a déclaré le ministre des Transports.
Chantal Descamps, la mère d'un jeune homme de 22 ans en fauteuil roulant, l'a pris au mot: "Il faut que les TGV soient adaptés aux personnes en fauteuil roulant. Il n'y a qu'une seule place par TGV actuellement. Quand on fait un voyage l'été avec l'association des paralysés de France (APF), on est obligés de les porter un par un. C'est inadmissible".
M. de Robien s'est engagé à saisir le président de la SNCF de la question.
Mme Montchamp, secrétaire d'Etat aux personnes handicapées, visitait le salon quelques jours après l'adoption, en première lecture à l'Assemblée, du projet de loi handicap, qui crée notamment une prestation de compensation des
conséquences du handicap.
Elle a été interpellée à son tour. "Cette loi est merveilleuse, c'est bien, mais elle a un défaut majeur: si vous raisonnez en comptable, vous avez perdu tout crédit vis-à-vis des associations d'handicapés. Il faut un petit peu d'humain", lui a lancé Gérard Chabéat, chargé de mission à la SNCF pour les "personnes à mobilité réduite".

allocation non revalorisée
Selon M. Chabéat, lui-même dans un fauteuil et membre de l'APF, "on assiste à une déformation complète de tous les amendements qui pouvaient apporter un petit plus à cette loi".
Les associations se plaignent notamment que l'allocation adulte handicapé (AHH, d'un montant maximum de 587,74 euros par mois), ne soit pas revalorisée dans le projet de loi.
Mme Montchamp a indiqué qu'elle envisageait un "complément spécifique" de l'AAH pour les personnes qui ne peuvent pas travailler.
Elle s'est par ailleurs déclarée "extrêmement intéressée" par le salon Autonomic 2004, qui accueille du 16 au 18 juin à Paris, quelque 400 exposants.
Toutes sortes d'équipements pour aider les personnes en situation de handicap dans leur travail, leurs déplacements, leurs loisirs, y sont proposés, tel "Nemo", un système de commandes vocales installées sur le
fauteuil roulant pour éteindre la lumière ou appeler au téléphone.
Mme Montchamp a salué le concepteur d'un "module tout chemin", sorte de VTT en fauteuil roulant.
Elle s'est aussi attardée sur le stand d'EDF en compagnie du président de l'entreprise François Roussely. Tous deux ont pu assister à un dialogue en langue des signes entre un agent et un usager, via un webcam.
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