Personnes Handicapés: accessibilité et sécurité insuffisantes en milieu scolaire

Résumé : '46% seulement des jeunes handicapés susceptibles d'être intégrés au système scolaire le sont effectivement....'

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par Lucile MALANDAIN

PARIS, 14 jan (AFP) - Absence d'ascenseurs, de rampes, de signalétique visuelle ou auditive, manque de préparation aux évacuations... La logistique facilitant l'accès des personnes handicapées aux établissements d'enseignement reste insuffisante notamment en raison du "flou des textes réglementaires".
L'observatoire national de la sécurité des établissements scolaires et d'enseignement supérieur, qui a publié mardi 15 janvier 2004 son rapport annuel, a relevé cette année dans un de ses dossiers "la situation pas brillante en France de l'accueil des personnes handicapées dans les établissements scolaires et supérieurs".
22.253 élèves handicapés (moteurs, sensoriels, mentaux) fréquentent collèges et lycées et 7.145 universités, classes préparatoires, IUFM et grandes écoles (pour 15 millions d'élèves au total).
"46% seulement des jeunes handicapés susceptibles d'être intégrés au système scolaire le sont effectivement", a rappelé Jean-Marie Schléret, président de l'observatoire. Sont notamment regrettés "la non-préparation des enseignants, le déficit en aide-éducateurs mais aussi, souvent, l'accessibilité des locaux eux-mêmes", a-t-il ajouté.
Une bonne "accessibilité" suppose que toute personne souffrant d'un handicap permanent ou temporaire, puisse bénéficier d'équipements (cadre bâti, transports, environnement...) sans dépendance. Il s'agit des ascenseurs, des rampes mais aussi du confort quotidien (poste de travail, toilettes adaptées, etc...).

[BB] "Effort lourd"[EB]

En cas d'évacuation, les équipements nécessaires se font plus complexes: bandes podotactiles pour les aveugles, signes visuels pour les déficients
auditifs, passerelle de dégagement aux étages pour les personnes en fauteuil...
Selon ce rapport, l'accessibilité et la sécurité sont évidemment en souffrance dans les bâtiments anciens, peu adaptables, mais ne gagnent pas
forcément en efficacité dans les établissements neufs.
"Il y a parfois un écart conséquent entre le respect de la norme et un bon usage pour les personnes handicapées", explique l'observatoire. Et les règlements ne prennent en compte que les fauteuils roulants.
"Globalement, les problèmes posés touchent à la sensibilisation des maîtres d'ouvrage et nécessitent un nouvel état d'esprit pour devenir un véritable réflexe", affirme l'observatoire.
"Il faut engager un effort lourd et très coûteux", précise son président.
Face "aux questions angoissées des chefs d'établissement" ou des enseignants, l'observatoire préconise par ailleurs la mise en place "d'un plan d'organisation dans chaque établissement qui mette les handicapés au coeur des préoccupations de sécurité".
Le rapport cite l'exemple du lycée Lavoisier, dans le Ve arrondissement de Paris, qui accueille sept élèves handicapés et, outre des aménagements "physiques", mène des exercices et des concertations réguliers pour assurer leur sécurité.
um/ng/sab

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