Auxiliaire de Vie scolaire : 'Un enrichissement perpétuel...' (témoignage)

Résumé : Durant cinq années, Pascale a travaillé en tant qu'emploi-jeune et aide-éducatrice dans une école maternelle et élémentaire située en ZEP. A la fin de son contrat, cela lui a paru tout naturel de postuler pour une place d'AVS.

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“Je travaille à mi-temps dans une école élémentaire depuis novembre 2003. J'interviens auprès d'une élève de CM2, scolarisée à plein temps. Elle est aveugle depuis un an.
Agnès n'accepte pas encore son handicap et n'est donc pas disposée pour le moment à apprendre le braille. C'est donc à moi de trouver des “astuces” pour pallier ses problèmes de vision. Il faut adapter les enseignements. Sous les directives de l'enseignant, j'essaie d'utiliser les objets et matériels utiles dans les différents apprentissages. Le maître a adapté l'emploi du temps de la classe, en fonction de mon temps de présence.
Je n'ai participé qu'une fois aux réunions éducatives, mais je n'estime pas ma présence indispensable, car j'ai les mêmes arguments que l'équipe enseignante, tout le monde travaille dans le même sens. Mes rapports sont très bons aussi avec les parents.
Ce travail est un enrichissement perpétuel. On se rend compte des difficultés que peut éprouver une personne présentant des déficiences. J'apprécie les journées où on se regroupe, mais c'est rare. Il n'y a pas non plus assez de temps de concertation avec les enseignants. L'idéal serait de conjuguer formation et expérience professionnelle. Il faut également bien se passer le relais entre AVS lorsqu'il y a changement, pour ne pas que l'enfant soit perturbé. Malgré ces quelques inconvénients, j'aimerais continuer le même travail l'année prochaine, mais à plein temps, et si possible, suivre Agnès au collège. »

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