Rentrée scolaire

Résumé : Rentrée au collège sous les feux des projecteurs pour sept jeunes handicapés

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Par Elodie LE MAOU
   
   ROOST-WARENDIN (Nord), 4 sept 2007 (AFP) - Katia, Julien et cinq autres camarades handicapés sont arrivés chacun en taxi mardi au collège de Roost-Warendin, près de Douai, pour une rentrée un peu particulière dans une des 200 nouvelles unités pédagogiques d'intégration (UPI), inaugurée par la secrétaire d'Etat à la Solidarité, Valérie Létard.


   A travers le ballet d'officiels et de journalistes, ces sept jeunes âgés de 11 et 12 ans, qui rencontrent tous des difficultés scolaires, et éprouvent des troubles des fonctions cognitives, apprennent timidement à se connaître dans la salle qui sera leur lieu de vie commun.
   Ils ne sont que sept car le principe des UPI est "d'accompagner les enfants individuellement et de tricoter leur scolarité au fur et à mesure de leur progrès", précise Myriam Derveaux, directrice adjointe des sections d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa) du collège.


   Peu à peu, les sourires s'affichent, et Katia, belle petite blonde aux yeux clairs, montre un caractère bien trempé, et un sens de la répartie. "Je suis contente d'être rentrée car sinon on s'ennuie, et puis il est joli ce collège, la cantine est magnifique".
   Les autres, un peu dépassés par l'intérêt que suscite leur rentrée chez les "Grands", débutent leur apprentissage par des jeux de logique, une manière "d'évaluer les capacités de chacun" confie Sylvie Lohez, l'enseignante qui va les suivre toute l'année.


   Au jeu de "L'Ours en plus", qui permet de voir leur facilité à multiplier et à retenir les chiffres, Julien se distingue au grand dam de Katia, qui reste bonne perdante: "Bravo, applaudissons le grand vainqueur. Mais, de toute façon, le plus important, c'est participer".


   Les jeux de société sont aussi une "manière de socialiser l'enfant au sein de ce nouveau groupe", explique Mme Lohez, mais c'est également important qu'ils soient scolarisés dans un collège classique, car "ils rencontreront l'ensemble des élèves à la cantine, en récréation ou en sport avec les autres classes de sixième".


   Mme Létard, venue voir "comment se passe concrètement la mise en oeuvre de ce dispositif", a discuté quelques intants avec les élèves et leur enseignante.


   Financée par le conseil général du Nord et l'Education nationale, cette UPI fait partie des six lancées en 2007 dans le département où la première a ouvert à la fin des années 1990, une mesure destinée "à améliorer le maillage de ces dispositifs dans l'ensemble de la zone", précise Cécile Legrand, inspectrice chargée de l'adaption scolaire des enfants handicapés.


   Si, cette année, dans la région de Douai, tous les enfants handicapés ont trouvé une structure d'accueil adaptée, le département du Nord dans son ensemble souffre encore d'un retard au niveau du second degré.
   Ainsi, seuls 0,77% des enfants scolarisés dans les établissements classiques (collèges-lycées) sont des élèves handicapés (moteurs ou mentaux), alors que l'objectif national d'ici 2010 est de 1,6%.
   "Les choses commencent à bouger, mais les gens ont encore peur car ils méconnaissent la situation de ces enfants, qui nous apportent pourtant tellement", regrette Mme Lohez.
  
   lme/epe/sh

 

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