Handicap à l'école: les associations n'ont repris que 23 AVS

Résumé : Les associations de défense des droits des enfants handicapés n'ont embauché à ce jour que 23 auxiliaires de vie scolaire (AVS) sur les 1.000 à 1.500 qu'elles pouvaient reprendre après l'arrivée à terme de leurs contrats aidés fin août.

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PARIS, 26 oct 2009 (AFP) - Trois associations, la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaseph), l'Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei) et la Fédération générale des pupilles de l'enseignement public (FGPEP) avaient signé fin août avec l'Etat une convention cadre.
Celle-ci leur permet de reprendre, en fonction de critères spécifiques, 1.000 à 1.500 accompagnateurs d'enfants handicapés à l'école sur les 5.000 dont les contrats aidés ne pouvaient plus être renouvelés à fin août.
Au 23 octobre, les associations locales de la Fnaseph n'avaient embauché aucun AVS, celles de l'Unapei n'en avaient repris que 7 et celles de la FGPEP 16, ont-elles dit à l'AFP. Quelques embauches supplémentaires sont en attente de signature, ont-elles précisé.
En cause, selon elles, la circulaire d'application du dispositif qui tardait à être publiée, ce qui ne les incitait pas à se lancer.
Le texte est finalement paru au Bulletin officiel le 22 octobre. Il permet aux inspecteurs d'académie d'établir des listes départementales des personnels qui peuvent être repris par les associations, en fonction du besoin de l'enfant d'être suivi par la même personne ou de "compétences spécifiques" de l'accompagnant.
Toutefois, les subventions apportées par l'Etat pour la reprise de ces personnels restent insuffisantes, ce qui pourrait encore freiner le développement du dispositif, estiment ces associations.
D'autres, comme l'APF, avaient refusé de signer la convention cadre, y voyant un "désengagement" de la part de l'Etat.
Le ministère de l'Education, qui présente la reprise des AVS par les associations comme une solution "transitoire", n'avait pas répondu aux sollicitations de l'AFP lundi matin.
Pour aller au-delà, il anime depuis la rentrée avec le secrétariat d'Etat à la Solidarité et le ministère du Travail un groupe de travail sur la création d'un véritable métier d'accompagnant, qui rassemble six associations.
Selon l'Unapei, "un document de synthèse" devrait voir le jour en décembre.
ggy/pmg/fj

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