100 appels de parents d'élèves handicapés moteurs par jour au numéro de l'APF

Résumé : "Nous avons installé ce numéro (01 40 78 69 75), fonctionnant du 18 août au 30 septembre, pour répondre aux questions suscitées par le nouveau dispositif de l'Education nationale.....

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par Marie-Pierre LARRIVE

PARIS, 22 août (AFP) - Le numéro de téléphone mis en place depuis lundi jours par l'Association des paralysés de France (APF) à l'intention des parents d'élèves handicapés moteurs pour les informer sur les nouvelles
possibilités d'accueil de leurs enfants reçoit une centaine d'appels par jour.
"Nous avons installé ce numéro (01 40 78 69 75), fonctionnant du 18 août au 30 septembre, pour répondre aux questions suscitées par le nouveau dispositif de l'Education nationale: 6.000 assistants d'éducation prévus pour assurer
spécifiquement l'accueil et l'accompagnement des enfants handicapés scolarisés en milieu ordinaire", a déclaré à l'AFP la directrice de l'APF, Françoise Moulin.
"Nous recevons beaucoup d'appels, une centaine par jour, essentiellement de parents mais aussi d'auxiliaires de vie scolaire ou AVS (le nom donné aux personnes s'occupant d'un tel accueil) ou de gens désirant le devenir, ce qui nous a surpris d'ailleurs", ajoute-t-elle.
D'après Mme Moulin, "il s'agit surtout de gens ayant déjà un enfant scolarisé et s'inquiétant du changement de régime, mais aussi de parents ayant suivi en vain tout un parcours du combattant pour scolariser leur enfant".
Mme Moulin rappelle que quelque 120.000 jeunes sont handicapés moteurs dont 20.000 non scolarisés.
Selon le conseiller à la vie scolaire de l'APF, Christian Caron, les handicapés moteurs rencontrent un certain nombre de problèmes pour être scolarisés, outre celui de l'accessibilité des locaux.
"Contrairement aux handicapés mentaux (80% des handicapés), leur intelligence est intacte mais souvent, une atteinte des mécanismes du cerveau
les empêche de l'utiliser par eux-mêmes sans soutien ou même pédagogie particulière", a-t-il expliqué à l'AFP.

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Ainsi s'inquiète-t-il du nouveau dispositif: "Nous ne savons pas si les 6.000 assistants d'éducation destinés à devenir AVS seront effectivement à pied d'oeuvre à la rentrée, nous avons les pires doutes à ce sujet. De plus, nous nous interrogeons sur leur qualification. Pour certains, anciens aides-éducateurs issus du monde associatif et ayant déjà exercé, pas de problème. Mais que pourront faire ces nouveaux assistants qui seront placés là sans connaître l'enfant, l'école, le handicap?", s'interroge-t-il.
En revanche, M. Caron semble confiant face au risque de "dérapages" et de possibilités que les AVS soient monopolisés pour s'occuper des handicapés mentaux exclusivement. "Je ne pense pas que les rapports de force se feront à
notre détriment et en faveur de certains voulant à toute force scolariser des enfants handicapés mentaux. En effet, il existe des commissions, les commissions départementales d'éducation spéciale (CDES) qui examinent au cas par cas les situations et décident si l'enfant est scolarisable et dans quelles conditions", rappelle-t-il.
"Fondamentalement, la règle devrait être la suivante: tout citoyen a droit, par principe, à être scolarisé et à l'être si possible en milieu ordinaire dans l'établissement de son quartier. Tout enfant handicapé devrait donc pouvoir être inscrit à l'école et on étudierait alors si c'est possible vraiment, au lieu du contraire", conclut Christian Caron.
MPL/Mdf/cco

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