Affaire Amélie : sous la pression, l'Etat renonce à l'appel

Résumé : L'affaire Amélie, suite et fin ? Finalement, face à l'indignation des associations de personnes handicapées, l'Etat renonce à faire appel du jugement qui le contraignait à trouver une solution d'hébergement pour cette jeune femme handicapée.

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Appel, pas appel ? Une place, pas de place ? On finirait par s'y perdre. Le feuilleton « Amélie » connait un nouveau rebondissement. L'Etat avait annoncé le 21 octobre 2013 qu'il avait fait appel du jugement rendu par le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise le 7 octobre dernier auprès du Conseil d'Etat, qui l'obligeait à trouver rapidement une solution d'hébergement pour Amélie Loquet, une jeune femme lourdement handicapée (lire articles en lien ci-dessous). Cet appel devait être soumis au Conseil d'Etat le 28 octobre.

Face à l'indignation de l'Unapei (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis) et de l'ensemble des associations représentatives des personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, a indiqué qu'elle renonçait à cet appel au cours d'une réunion qui s'est tenue le 22 octobre 2013 en fin de matinée en présence du Comité d'entente des associations représentatives de personnes handicapées et de parents d'enfants handicapés. La ministre a également affirmé qu'elle mettrait en place un dispositif de gestion des situations critiques et s'est engagée à ce que celles-ci trouvent une solution rapidement.

L'Unapei qui avait porté ce dossier devant la justice aux côtés de parents d'Amélie se dit « satisfaite qu'à un problème politique une réponse politique soit apportée ». Pour autant, le cas d'Amélie n'est pas isolé. Plusieurs milliers de personnes dont les besoins sont déjà recensés par les services de l'Etat demeurent sans solution. Pour l'Unapei : « Certaines familles ont déjà commis l'irréparable, d'autres sont à bout : il est donc urgent de les aider, sans délai ! »

L'association remercie toutes les personnes qui étaient prêtes à manifester lundi 28 octobre devant le Conseil d'Etat, à Paris. Cette mobilisation n'est donc plus d'actualité compte tenu de ce désistement. L'Unapei continue à recenser, de son côté, les cas les plus critiques. Elle a déjà en sa possession treize dossiers qu'elle va remettre à la Ministre pour qu'ils puissent trouver une solution rapide.

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr"


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