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Dans le grand bain

Résumé : L'eau est un bienfait pour tous ceux que le handicap a privé d'aisance. Emmener son enfant à la piscine publique, c'est possible. A condition de respecter quelques précautions.

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Accès possible ?
Vérifiez en premier lieu que la piscine choisie est entièrement accessible avec un fauteuil roulant : de plain-pied, plans inclinés, pédiluve surbaissé, toilettes adaptées et porte des vestiaires suffisamment larges.
Pour un enfant lourd, s'assurer que le fauteuil électrique peut accéder au bassin sans passer par le pédiluve. De plus en plus de piscines sont équipées d'un système de mise à l'eau qui permet de transférer directement le nageur de son fauteuil au bassin sans manutention délicate. Son installation peut être prise en charge par les municipalités à la demande des associations locales de personnes handicapées.

Quelle piscine ?
Pour trouver l'adresse d'une piscine municipale accessible aux personnes handicapées, tapez « piscine municipale accès handicapés + nom de la ville ou du département » dans votre moteur de recherche. A titre d'exemple, le site www.paris.fr (rubrique sport et piscine) répertorie les 35 piscines municipales de la capitale et signale les bassins adaptés par un logo. Mais attention, certaines affichent la mention « accès handicapés » malgré une volée de marche ou un pédiluve trop étroit rendant impossible l'accès au bassin d'un fauteuil roulant. Il faut donc faire le distinguo entre accueil des handicapés mentaux et des personnes à mobilité réduite. Pour ces raisons, ne pas faire confiance aux « logos » et toujours visiter le site au préalable.

Avec une association.
Certaines associations de personnes handicapées réservent des créneaux horaires spécifiques dans les piscines publiques, par exemple une fois par semaine, de 1 à 2 heures. La présence d'un maître nageur sauveteur diplômé (rémunéré par l'association) est obligatoire.

A bonne température.
Pour l'accueil du public handicapé, le Ministère Jeunesse et Sports impose une température de l'eau à 29 degrés minimum (au lieu de 25 d'ordinaire). En deçà, certains enfants sont incapables de rester immergés longtemps. Les associations précitées prévoient donc en général leur séance après celle des bébés nageurs qui imposent des précautions similaires.

Pour tous publics.
La natation est non traumatisante et sans risque et s'adresse à tous les types de handicap, même les plus graves. Un certificat médical reste néanmoins obligatoire.

  • Pas de contre-indication majeure avec le chlore (sauf en cas de grands brûlés ou de plaies ouvertes), même si on observe parfois de petites réactions épidermiques sans danger. En cas de sensibilité des yeux, portez des lunettes.
  • Contre-indication formelle en cas d'incontinence pour raisons d'hygiène. Il existe des protections (sondes et poche) vendues en pharmacie, mais avec une efficacité limitée.
  • Pas de risque du côté des oreilles (sauf en cas d'otites à répétition).

Equipement sécurité.
La plupart des enfants, qui ne savent pas flotter seuls, doivent être équipés de manchons gonflables (fournis par les piscines). Pour des raisons sanitaires, la plupart d'entre elles imposent le port du bonnet (à usage personnel). Elles mettent en général à disposition un peu de matériel pour favoriser l'autonomie du nageur handicapé : planches, bouées, frites...

Quels bienfaits ?
La brasse est la nage la plus sécurisante, et peu importe si elle se transforme parfois en nage « toutou ». Le  principal, c'est que l'enfant arrive à se propulser seul. La natation (ou plutôt l'immersion aquatique), qui fait appel aux notions de flottaison, respiration et propulsion, peut aussi venir en complément d'une rééducation. Sans entrave ni prothèse, l'enfant, placé dans un état d'apesanteur, retrouve une certaine liberté de mouvements, facteur de bien être et d'autonomie. Même si l'élément aquatique peut perturber les premières fois l'équilibre général, il devient rapidement très favorable : moins de spasticité, meilleure gestuelle, absence de troubles de l'équilibre. L'eau peut néanmoins apparaître comme un élément hostile pour les mal ou non-voyants qui, en l'absence de repères et d'appui, ont parfois du mal à s'approprier l'espace. Quelques séances suffisent pour les mettre en confiance.

Après le bain.
Hors de l'eau, frictionnez votre enfant dans une serviette bien chaude pour éviter qu'il prenne froid faute de mobilité. A la demande des associations, certaines piscines équipent leurs vestiaires de sèche-cheveux ultra puissants. En hiver, en sortant, couvrez votre enfant d'une épaisse doudoune. Prévoyez un goûter pour compenser la dépense énergétique.

Version sportive.
La Fédération Française Handisport organise des séances pour personnes handicapées mais davantage à vocation sportive. La natation est la première discipline pratiquée au sein de cette fédération (4000 licenciés pratiquants dont 800 en compétition).
Tél. : 01 40 31 45 00
www.natation-handisport.com

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