La plongée sous marine

Résumé : Oui c'est possible même avec un handicap lourd. La plongée sous-marine, fait partie de ces activités qui font rêver car elle permet d'accéder à un monde à part...

Par , le 

La plongée sous-marine, fait partie de ces activités qui font rêver car elle permet d'accéder à un monde à part, celui de la vie sous-marine ou faune, flore et plongeur peuvent cohabiter en toute sérénité et en toute intelligence.

Si la pratique de la plongée demande de capacités particulières pour être parfaitement autonome, le simple fait d'être sous l'eau vous est complètement ouvert , à partir du moment ou vous êtes bien équipé, bien accompagné et en possession des connaissances de bases.

La plongée est un monde de passionnés prêts à beaucoup de sacrifices pour une descente dans le bleu à la découverte d'une épave ou d'un site couvert de coraux.

Mais attention il ne faut pas s'y tromper la plongée est une passion qui peut-être très dangereuse si l'on ne respecte pas à la lettre toutes les recommandations du responsable de la plongée, les conditions de sécurité, le matériel et les étapes nécessaires à sa pratique. La plongée s'organise sur la base de l'obtention de niveaux qui confèrent à leur titulaire la capacité d'effectuer des plongées plus ou moins profondes ou dans des milieux plus ou moins austères. Ces niveaux donnent aussi la capacité de diriger d'autres plongeurs. Ils évoluent du niveau 1, au monitorat.

Atteindre ces niveaux, demande d'étudier et de s'entraîner régulièrement, ce qui n'est pas très évident pour les personnes handicapées moteur ou visuelle. Il a donc fallu adapter les différentes préconisations de la plongée aux personnes handicapées en fonction de leur handicap. Si les limites imposées par le Fédération Française d'Etude et de Sport Sous-Marin (FFESSM) en terme de pratique, aux plongeurs ordinaires, la Fédération Française Handisport a particulièrement accentué ces limites et ceci de manière quelques fois aberrantes.

Par exemple, il est à ce jour recommandé pour les paraplégiques un maximum de 20 minutes à 20 mètres, et pour les tétraplégiques des plongées inférieures ou égale à 10 mètres et inférieures ou égales à 15mns. Ces normes ne tiennent pas suffisamment compte des véritables capacités des paraplégiques et des tétraplégiques.

Moi-même, paraplégique D12, j'ai été plongeur durant une douzaine d'année au cours desquelles, j'ai effectué, en mer, une centaine de plongées à 20,30,40 et 50 mètres avec des durées qui allaient de 20 à 50 minutes et en lac dans une eau à 3 degrés, des plongées jusqu'à 40 mètres avec des durées dépassant les 40 minutes. Tout ceci sans jamais aucun problème.

Mais je vous recommande de ne pas passer outre le règlement et de discuter avec le médecin qui vous donnera les autorisations médicales. La pratique de la plongée sous-marine par une personne porteuse d'un handicap est soumise à la présentation d'un certificat médical rédigé par un médecin fédéral ou un médecin titulaire d'un D.U. de médecine de la plongée ou de médecine hyperbare. Ce certificat pourra, selon le degré et la nature du handicap comporter des limitations relatives au temps, à la profondeur et aux conditions de pratique et d'encadrement de la plongée.

Ces limitations prévalent sur les prérogatives de tout niveau de plongée obtenu antérieurement ou non au handicap.

Haut

Recevez la newsletter Handicap.fr