Dopage dans le sport paralympique : pas épargné !

Résumé : Des haltérophiles sous haute surveillance. Les affaires de dopage dans le sport paralympique défrayent régulièrement la chronique. Le CIP a décidé d'intensifier ses actions, quitte à sanctionner les pays. Les fraudeurs privés de Jeux à Rio ?

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Recrudescence de cas de dopage dans le sport paralympique. C'est certainement le revers de la médaille de sa notoriété grandissante. Les médailles sont désormais âprement convoitées, quitte à tricher. Le Comité international paralympique (CIP) révèle que, au cours des 14 derniers mois, 13 haltérophiles ont été suspendus. Un sport particulièrement touché, désormais sous très haute surveillance. Il a donc décidé de renforcer les contrôles mais entreprend surtout de mener des actions de sensibilisation auprès des athlètes et de leur staff.

Des comités nationaux sanctionnés

Mais pour donner davantage de poids et d'envergure à son action, le CIP envisage également de sanctionner les Comités paralympiques nationaux, notamment par le biais d'amende mais aussi de restriction de contingent pour participer aux Jeux de Rio en 2016 dans les disciplines incriminées. Deux mesures majeures parmi bien d'autres. Elles seront soumises à l'approbation du comité directeur en octobre 2014 et, si elles sont approuvées, prendront effet à compter du 1er janvier 2015.

Ecarter les fraudeurs

Xavier Gonzalez, membre du CIP a déclaré : "Les athlètes dopés et ceux qui les encouragent n'ont pas leur place dans les rangs de l'haltérophilie. Nous prenons la question du dopage très au sérieux et, comme notre programme de contrôle l'a clairement démontré, nous nous engageons à 100 % pour lutter contre les fraudeurs et les écarter de la compétition".  Même si l'haltérophilie fait plus que tout autre figure de mauvaise élève, le CIP se dit consterné par le fait que tous les sports sont menacés et par le manque d'implication des diverses comités nationaux. "Beaucoup d'athlètes nous expliquent qu'ils n'ont jamais reçu aucune information sur le dopage alors que cela relève de la responsabilité de chaque pays."

Une campagne de sensibilisation

Le CIP doit donc également accroître ses efforts dans ce sens, à l'instar des actions menées en haltérophilie. En 2013, 850 athlètes et leur encadrants ont en effet été "éduqués" à cette question lors de nombreuses compétitions internationales à travers une campagne dédiée : "Mettez la barre très haut. Dites non au dopage !". Des guides de sensibilisation seront également édités en plusieurs langues pour permettre aux athlètes de comprendre aisément le message. Le CIP annonce par ailleurs une généralisation des tests anti-dopage portant sur le sang et l'urine. Mais, n'étant pas le seul à devoir "doper" cette bataille, il réaffirme que chaque pays doit cesser de se dédouaner de ses responsabilités et agir.

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr"


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Le 05-08-2014 par Lovichi :
Alors les handis sont comme les gens dit normaux s'ils commencent à se doper pour gagner

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