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" Le sport restaure l'estime de soi et le goût de vivre "

Résumé : Loterie et sport solidaire forment une belle équipe. C'est le parti-pris de la Fondation Française des jeux qui, en 2013, consolide son mécénat en faveur du handisport. Les champions paralympiques sont à l'honneur...

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Handicap.fr : Vingt ans de partage et de mécénat en mettant le sport au cœur des solidarités, c'est l'ambition de la Fondation Française des jeux...
Charles Lantieri : En effet, notre fondation, créée en 1993, a décidé, dès le début, de s'engager dans le sport solidaire, sous toutes ses formes, car la Française des jeux partage avec le sport de nombreuses valeurs. En premier lieu, et c'est impératif pour une loterie, le respect des règles mais aussi l'aspect populaire (il doit y avoir à peu près autant de joueurs que de sportifs) et enfin des valeurs de solidarité.

H.fr : Associer solidarité et jeux d'argent, c'est un peu surprenant ?
CL : Pas du tout. Nous fonctionnons avec un principe de répartition qui permet à chacun de tenter sa chance et de gagner grâce aux contributions des autres joueurs. Sur les douze milliards d'euros de chiffre d'affaires de la Française de jeux chaque année, 95 % sont redistribués. Et puis je vous rappelle que la Française des jeux a été créée en 1933 pour collecter des fonds au profit des Gueules cassées de la guerre. Cette filiation historique envers les plus touchés par la vie ne nous a jamais quittés...

H.fr : Parmi les nombreuses actions soutenues par votre fondation, sport et handicap occupe une large place...
CL : Il est évident que le sport peut jouer un rôle important dans la vie des personnes handicapées, a fortiori lorsqu'on sait que 80 % des handicaps surviennent au cours de la vie. C'est souvent un moteur de résilience important, qui permet de restaurer l'estime de soi et le goût de vivre que l'on peut légitimement avoir perdu après un accident. C'est aussi un moyen de combattre l'évolution de la maladie et de prévenir la récidive dans certaines pathologies graves, comme par exemple la sclérose en plaques.

H.fr : C'est ce qui explique votre soutien actif dans ce domaine, depuis longtemps déjà ?
CL : En effet, parmi les 550 projets accompagnés en 20 ans, nous avons soutenu un grand nombre d'associations qui ont décidé de faire du sport un outil d'intégration pour les personnes handicapées. Quelques exemples ? « Vagdespoir » qui leur permet de s'initier aux sports de glisse ou encore « Des pieds et des mains » avec le navigateur privé de l'une de ses mains, Damien Seguin, ou encore celle de Ryadh Sallem, champion de basket fauteuil, qui préside CAP SAAA. Et bien d'autres... Les idées ne manquent pas car les besoins sont immenses.

H.fr : En 2013, vous promettez de donner à l'axe « handicap » un nouvel essor ?
CL : Oui, nous avons décidé de renforcer cet axe dans notre futur quinquennat. Globalement, le budget annuel de la Fondation française des jeux va doubler. Nous sommes désormais dans le top 15 des fondations d'entreprises en France. 18 millions d'euros sur les cinq prochaines années, soit 4 % de notre bénéfice net, sera désormais consacré à ce mécénat solidaire. Mais nous n'offrons pas seulement un chèque, il y a un vrai dialogue sur un projet commun qui se co-construit et évolue, sur 5 ans, sur 10 ans...

H.fr : Un coup de pouce aussi aux champions, c'est votre le programme Challenge...
CL : Oui, nous offrons notre soutien à des jeunes sportifs de haut niveau qui sont en train d'accéder à une carrière internationale, grâce à une bourse de 15 000 euros sur deux ans. Depuis 22 ans, 350 challengers ont pu en bénéficier, qui ont remporté 121 médailles olympiques et paralympiques et 160 titres de champions du monde.

H.fr : Quelle place dans ce dispositif pour nos champions paralympiques ?
CL : Sur une douzaine de challengers soutenus chaque année, un ou deux sont des athlètes issus du handisport. Certains bénéficient aujourd'hui d'une grande notoriété, qu'on aurait eu du mal à imaginer il y a seulement dix ans. C'est le cas, par exemple, de Marie-Amélie Le fur, d'Assia el Hannouni ou d'Arnaud Assoumani, tous les trois handisportifs en athlétisme.

H.fr : Et qu'en est-il pour les athlètes du sport adapté (handicap mental) ?
CL : Nous avons décidé de nous ouvrir à la FFSA car le handicap mental a aussi ses champions. Pour la première fois cette année, nous allons donc soutenir l'un de ses athlètes dans le cadre du Challenge, pas forcément présent aux Jeux paralympiques de Londres d'ailleurs. Mais notre comité de sélection, composé d'anciens champions, n'a pas encore fait son choix...

H.fr : En 2012, nouvelle innovation puisque des challengers, médaillés olympiques et paralympiques, se voient attribuer 5 000 euros pour soutenir une association de leur choix. Ce sont vos « Challengers solidaires »...
CL : Oui, seize bourses ont été accordées après les Jeux de Londres à nos seize « Challengers » médaillés olympiques et paralympiques. Parmi les athlètes handisport, citons Nathalie Benoit (médaille d'argent en aviron) qui parraine Mars'APAS ou encore Ludovic Lemoine (médaille d'argent en fleuret par équipe paralympique) qui a choisi l'association Onco Plein air. Nous reconduisons ce soutien lors des Jeux d'hiver de Sochi en 2014 et sur les futures olympiades.

H.fr : Avec ELA, vous invitez vos collaborateurs à mettre leurs « Baskets dans l'entreprise » !
CL : Oui, c'est le slogan de l'opération que nous soutenons depuis deux ans en faveur de la leucodystrophie. « Mets tes baskets en entreprise ! » fait écho à l'opération « Mets tes baskets et bats la maladie » menée depuis douze ans dans les écoles par ELA. Le principe est simple : un jour dans l'année, les collaborateurs des soixante entreprises participantes viennent au bureau avec des baskets et, plutôt que de se téléphoner, chacun se déplace. Les entreprises reversent alors un centime d'euro pour chaque pas réalisé par leurs collaborateurs. Tandis que des évènements sportifs sont également organisés, par exemple, en 2012, un concours de jongle au ballon avec Zidane, le parrain de cette association. Evidemment, c'est lui qui a remporté le défi ! Chez nous, 64 % de nos collaborateurs ont chaussé leurs baskets, soit 809 personnes.

H.fr : La Française des jeux se mobilise-t-elle également en faveur de l'emploi des travailleurs handicapés au sein de ses équipes ?
CL : En effet, nous avons aussi le devoir d'être un employeur irréprochable dans ce domaine. C'est pourquoi notre taux d'emploi de travailleurs handicapés a doublé en trois ans. Et nous allons passer à la vitesse supérieure afin de dépasser l'obligation légale, dès 2013. D'une manière générale, notre politique d'entreprise s'engage en faveur de la diversité. Nous avons d'ailleurs obtenu le label Diversité accordé par l'Etat. Pour notamment contribuer à ce que le handicap ne soit plus jamais un motif de rejet...

 

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