FIPHFP : plus de personnel pour relever le défi de l'emploi

Résumé : Défi " handicap et emploi " dans la Fonction publique : le gouvernement doit permettre au FIPHFP de remplir pleinement ses missions. Le Fonds réclame 4 postes pour mieux accompagner les fonctionnaires handicapés. Sa lettre sera-t-elle ouverte ?

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Concilier handicap et emploi dans la Fonction publique n'est possible qu'avec davantage de moyens ! C'est pourquoi les 16 syndicats et associations de personnes handicapées représentés au Comité national du Fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) ont cosigné une lettre commune qu'ils ont adressée le 28 mai 2013 au Premier ministre et à tous les ministères de tutelle.

Une activité décuplée depuis 2006

Ils y rappellent que le contexte socio-économique actuel accentue les difficultés des agents et des demandeurs d'emploi en situation de handicap. Ces derniers ont donc besoin, pour être correctement accompagnés, dans la durée, de trouver, au sein du FIPHFP, un personnel qualifié et surtout suffisant en nombre pour pouvoir remplir pleinement et plus sereinement les missions qui lui ont été confiées par la loi handicap du 11 février 2005. Or plusieurs audits réalisés en 2011 avaient souligné la nécessité de renforcer fortement l'effectif en personnel. Depuis sa création, en 2006, l'activité du FIPHFP a plus que décuplé, sans augmentation significative du nombre d'agents qui lui sont affectés.

Une charge de travail critique

Déjà dans un courrier adressé le 26 avril 2013, André Montané, nouveau président du Fonds, avait demandé que le personnel affecté à cet établissement public soit renforcé sans délai. Une alerte de plus puisque en juin 2012, dès la mise en place du nouveau gouvernement, le Comité national avait adressé une lettre ouverte au Premier ministre l'alertant sur la situation critique entre le surcroît de charges et un budget de fonctionnement bien en deçà des besoins. Le Comité avait pris acte, en septembre, de l'arbitrage dégageant des mesures d'urgences, tout en exprimant ses inquiétudes pour l'avenir. L'amorce d'un nouveau mandat du Comité national (récemment réélu) donne l'occasion de rappeler au gouvernement ses engagements.

Priorité du gouvernement ?

Ainsi, la lettre envoyée à Jean-Marc Ayrault de préciser : « Sans augmentation de ses moyens, les activités du FIPHFP en faveur des agents en situation de handicap seront pénalisées, et les conditions de travail du personnel affecté à ses missions se dégraderont à nouveau. Nous ne pouvons l'accepter. » Lui rappelant au passage l'engagement du Président de la République de faire du handicap une préoccupation générale de son action...

4 postes : pas la mer à boire !

D'autant que la demande peut sembler raisonnable : la création d'au moins quatre postes ! En l'absence de réponse positive, et pour remplir correctement sa mission, le FIPHFP sera contraint d'assurer lui-même le financement de ce renfort en personnel, et donc de grignoter le budget dédié, a priori, aux travailleurs handicapés !

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr.Toutes les informations reproduites sur cette page sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Handicap.fr. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, sans accord. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr »

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Commentaires

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Le 25-09-2013 par Emploi 47 :
lorsque il arrive un accident de la vie, quel qu'il soit entraînant des séquelles physiques, il y a déjà tout un travail d'acceptation à faire, bien obligés!!!

La question cruciale est: quelle place avons nous les personnes TH,(et circonstance aggravante de + de 50 ans), dans ce monde professionnel? Il y a une telle disproportion entre les offres d'emploi et les demandes que les employeurs n'ont que l'embarras du choix pour faire leur marché "du meilleur candidat" et pour la majorité n'ont pas le temps de se soucier d'un quelconque budget et places réservées pour les travailleurs TH. Quand par bonheur il se trouve des entreprises publiques ou privées demandeuses d'aides pour nous permettre de travailler, ce n'est même pas possible...
Que doit-on faire? peut-être placer au gouvernement des personnes compétentes bien sûr, ayant vécu ce que nous nous vivons? car tant que le problème a lieu chez les autres...

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