Bergé partiellement condamné pour ses propos sur le Téléthon

Résumé : La justice a condamné vendredi le président de Sidaction Pierre Bergé à 1500 euros d'amende pour avoir accusé l'AFM de "détourner la générosité publique" mais l'a relaxé pour d'autres propos sur le Téléthon.

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PARIS (FRA), 28 juin 2013 (AFP) -
La justice a condamné vendredi le président de Sidaction Pierre Bergé à 1.500 euros d'amende pour avoir accusé l'AFM de "détourner la générosité publique" mais l'a relaxé pour d'autres propos sur le Téléthon, qui selon lui exhibe "le malheur des enfants" avec "démagogie".

Le collectionneur et patron de presse de 82 ans était poursuivi en diffamation devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir, entre novembre 2009 et janvier 2010, sur trois radios et un site internet, mis en cause la gestion financière du Téléthon et la façon dont l'association faisait la promotion de son action.
Pierre Bergé avait notamment affirmé qu'une grande part des dons récoltés au Téléthon ne seraient pas utilisés immédiatement pour la recherche mais donneraient lieu à des placements en "produits financiers", mettant en cause "un détournement de la générosité publique" de l'Association française contre les Myopathies (AFM). Ces propos sont "contraires à l'honneur et à la considération de la partie civile (...)" car ils reprochent à l'AFM "des actes contraires (...) à l'accomplissement de l'objet de l'association", selon le jugement consulté par l'AFP.

Mais le tribunal l'a relaxé sur les autres propos tenus à deux reprises en novembre 2009 lorsqu'il avait accusé le Téléthon de "parasiter", "cannibaliser" la générosité des Français "d'une manière populiste" (...) "en exhibant le malheur des enfants" myopathes. Le tribunal a jugé qu'"en dépit de l'indubitable émoi public suscité par les propos ainsi tenus", ceux-ci relevaient de "l'expression d'une opinion" et d'"un jugement de valeur, exprimé certainement de manière déplaisante"  M. Bergé a été condamné à payer l'euro symbolique à l'AFM et le jugement devra être publié dans deux quotidiens.

A la barre, le président de Sidaction avait persisté dans ses propos face aux responsables de l'AFM : "J'ai la plus grande compassion, le plus grand respect pour les malades mais je ne trouve pas concevable de les exhiber
(...) Il faut s'adresser aux gens avec intelligence et pertinence, pas avec démagogie".
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