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Le père d'un enfant foudroyé arrête sa grève de la faim

Résumé : Un père de famille qui était en grève de la faim depuis le 29 juillet pour obtenir de meilleurs soins pour son fils, frappé par la foudre il y a six ans, a recommencé à s'alimenter a-t-il annoncé jeudi à l'AFP.

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PARIS (France), 15 août 2013 (AFP) -
Bruno Richard, 49 ans, a décidé d'arrêter sa grève de la faim au bout de 17 jours après avoir été reçu, avec son épouse Annick, "hier soir par le chef de cabinet de Marisol Touraine, Grégory Guillaume, et par des membres de l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France", a-t-il expliqué. "Nous avons accepté une médiation, car on veut avancer pour notre fils Robin".

Robin Richard souffre de graves "problèmes moteurs" depuis qu'il a été frappé par la foudre, recevant une décharge de "400.000 à 2 millions de volts" qui l'avait plongé dans le coma, alors qu'il participait le 29 mars 2007 à une sortie avec son collège de Vitrolles (Bouches-du-Rhône), selon son père.

Au bout de huit mois, l'adolescent est sorti du coma et au fil des années, son père a mené six grèves de la faim afin d'obtenir une prise en charge adaptée. Aujourd'hui âgé de 20 ans, Robin est depuis huit mois au centre de réadaptation de Coubert (Seine-et-Marne) où, selon ses parents, il ne reçoit que "deux à trois heures de kiné par semaine" alors qu'il a besoin de séances de stimulation intensive et d'un protocole de soins adapté.

A l'occasion de la médiation, "on va essayer de tout remettre à plat et de se faire entendre", a indiqué M. Richard. "On espère que ça va se dérouler rapidement car Robin a besoin de soins immédiats. Sinon, on est prêts, avec mon épouse, à recommencer rapidement une action", a-t-il ajouté sans préciser s'il pourrait s'agir d'une nouvelle grève de la faim.
Se disant très affaibli après ces 17 jours passés devant le ministère de la Santé, il a recommencé à s'alimenter et à prendre son traitement pour le coeur, et a fait état de sa "grande joie" à l'idée d'aller voir son fils jeudi après-midi au centre de Coubert.

Le directeur-adjoint du centre, Laurent Pavillon, avait la semaine dernière attribué la situation à une "vision divergente sur la prise en charge de Robin entre les parents et les équipes successives des différents établissements qui ont été amenés à la suivre".

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