Loi handicap, 2 ans après: 'un bilan en demi-teinte'

Résumé : Deux ans après l'adoption de la loi handicap du 11 février 2005, un des grands chantiers de Jacques Chirac, la commission des affaires sociales du Sénat a dressé, mardi, un 'bilan en demi-teinte' de son application.

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PARIS, 3 juil 2007 -

[BC][EC]"C'est une bonne loi, mais il faut qu'elle soit appliquée", a souligné, lors d'une conférence de presse, Paul Blanc, sénateur UMP (Pyrénées-Orientales), auteur d'un rapport de la commission des affaires sociales du Sénat sur cette loi, qui a notamment créé une prestation de compensation du handicap (PCH).
[BC][EC]Cette nouvelle prestation, plus élevée que l'ancienne allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP), "reste mal connue et mal comprise des usagers", constate le rapport, et elle "connaît un démarrage nettement plus lent que prévu".
[BC][EC]Au 31 décembre 2006, sur les 70.000 dossiers de demande déposés pour toucher la PCH, seules 11.500 prestations ont été attribuées et 7.700 effectivement versées, indique-t-il.
[BC][EC]Concernant la scolarisation des enfants handicapées, dont la loi a renforcé le droit à intégrer une école ordinaire, "les progrès sont très nets", souligne Paul Blanc, pour qui "la polémique surgie pendant la campagne électorale est incompréhensible".
De 106.900 enfants handicapés scolarisés en milieu ordinaire en 2003-2004, on est passé à 151.500 en 2005-2006, souligne le rapport.
[BC][EC]Malgré tout, "les auxiliaires de vie scolaire sont encore en nombre insuffisant, et ne sont pas suffisament formés", pointe Paul Blanc, pour qui il faut "créer une véritable filière professionnelle" pour ce métier, et "développer un réseau d'enseignements référents" pour conseiller les enseignants, parfois réticents à accueillir un enfant handicapé.


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