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Résumé : Mon enfant est hospitalisé. À quoi ai-je droit pour rester à ses côtés?

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1. Un lit près de lui

Selon la Charte de l'enfant hospitalisé, diffusée par l'Association pour l'amélioration des conditions d'hospitalisation des enfants (Apache), « un enfant hospitalisé a le droit d'avoir ses parents ou leur substitut auprès de lui jour et nuit, quel que soit son âge ou son état ». Ce texte souvent mis en avant sur les sites Internet des hôpitaux n'est malheureusement pas toujours respecté.

Si votre enfant est petit ou s'il a du mal à s'exprimer, insistez pour obtenir un lit pliant (à défaut, un fauteuil) à son chevet, au moins pour les premières nuits.

2. Une chambre à proximité

S'il est impossible de disposer d'un lit dans la chambre de l'enfant ou que l'hospitalisation se prolonge, vous pouvez demander à être hébergé à proximité dans une maison de parents ou un foyer. Ces structures d'accueil permettent de souffler un peu et d'échanger avec d'autres familles.

3. La prise en charge des frais

Il existe une soixantaine de sites de ce type gérés par des associations. La moitié d'entre eux sont conventionnés par la Sécurité sociale, qui prend en charge, en fonction des revenus de la famille, une partie du coût des nuitées. Le montant restant à débourser oscille entre 7 € et 36 € par nuit. Dans les foyers non conventionnés, les tarifs, qui varient également (de 8 € à 30 €), peuvent être dégressifs selon la durée de séjour. Certaines mutuelles et assurances scolaires acceptent de rembourser les frais si l'enfant a moins de 12 ans, voire moins de 16 ans.

4. Des aides pour les transports

À Paris et en Île-de-France, les maisons de parents affichent parfois complet. Dans ce cas, la Fondation des hôpitaux de France et la Fondation Grace de Monaco peuvent accorder un soutien financier aux parents qui effectuent tous les jours un trajet (transports en commun ou voiture personnelle). Néanmoins, ces aides, à demander à l'assistante sociale de l'hôpital, ne dépassent pas un montant total de 80 €.

Laurence Merland

Merci à Laurence Fourmanoir, directrice de la maison de parents Ronald à Lille; Jocelyne Guiheu, responsable du service social de l'hôpital Robert-Debré; Marie-Christine Louchet, directrice de la maison de parents de l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul; Sylvie Rosenberg-Reuner, présidente d'Apache.

Congés et allocations

Le code du travail accorde à tout salarié la possibilité d'un congé (non rémunéré) de trois jours par an pour s'occuper de son enfant malade âgé de moins de 16 ans. La durée peut être portée à cinq jours si ce dernier a moins de 1 an ou si le parent assume la charge d'au moins trois enfants de moins de 16 ans. Quant au congé de présence parentale, il est ouvert à tout salarié dont l'enfant est atteint d'une maladie ou d'un handicap d'une particulière gravité. Pendant ce congé qui peut durer 310 jours ouvrés (soit 14 mois), le contrat de travail est suspendu. Le parent ne perçoit plus de salaire, mais peut demander à bénéficier d'une allocation journalière de présence parentale (AJPP) auprès de la caisse d'allocations familiales.

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