Autisme: Létard pour plus de complémentarité entre les méth

Résumé : Il faut une meilleure complémentarité entre les méthodes de prise en charge de l'autisme, la psychiatrie et l'éducatif, a déclaré la secrétaire d'Etat à la Solidarité Valérie Létard, pour le premier anniversaire du plan autisme 2008-2010.

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PARIS, 28 mai 2009 (AFP) -
"Nous avons encore besoin de progresser dans la voie du dialogue entre tenants d'approches différentes", a affirmé Valérie Létard, lors d'une visite d'un institut médico-éducatif (IME) "Notre école" dans le XVème arrondissement de Paris.
La prise en charge de l'autisme fait l'objet d'une vive opposition entre les partisans d'une méthode de soin psychiatrique d'une part et éducative d'autre part.
En 2008, "1.158 places nouvelles ont été autorisées et financées. (...) Au rythme où nous allons, nous aurons atteint les 4.100 places fixées par le plan en trois ans au lieu de cinq", s'est félicitée la secrétaire d'Etat.
"Cela fait 25 ans que l'on était dans une situation de blocage par rapport à l'autisme, là, nous avons un plan ambitieux", a-t-elle assuré.
Les objectifs de ce plan de 187 millions d'euros visent "à accroître la capacité d'accueil pour les enfants autistes et développer des formes de prise en charge plus innovantes", a-t-elle rappelé.
"Notre souci, ce n'est pas de privilégier une voie par rapport à une autre.
Mais le plan a ouvert la voie de l'éducatif, qui n'existait pas dans les précédents plans autisme", a expliqué à l'AFP la secrétaire d'Etat.
"Nous voulons expliquer à des professionnels sceptiques qu'il y a un avantage à s'ouvrir à d'autres méthodes: il faut une vraie complémentarité", a-t-elle poursuivi.
Le plan autisme prévoit en outre "la réalisation d'un socle commun de connaissance qui fasse enfin consensus". Le document élaboré par la Haute autorité en santé devrait être prêt d'ici la fin de l'année.
Le recours à la pratique très contestée du "packing", qui consiste à empaqueter dans des serviettes mouillées les autistes "présentant des troubles sévères du comportement", doit rester "strictement limité", selon Mme Létard.
Il nécessite une "information précise des parents (...) et l'accord exprès de ceux-ci", a-t-elle dit, soulignant que cette pratique "n'a pas fait l'objet de validation scientifique".
"Tout recours en dehors de ce cadre (...) peut légitimement donner lieu à un signalement, en vue d'une enquête DDASS et même à un signalement judiciaire, en cas de soupçon de maltraitance", a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, Mme Létard a tenté de rassurer des militants associatifs dont ceux de Léa pour Samy, regroupés devant l'IME, notamment pour leur signifier que six projets de structures expérimentales seraient acceptés, malgré un avis négatif du Comité régional d'organisation sanitaire et médico-sociale (Crosms), rendu le 14 mai.
ctx/vdr/bma

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Commentaires

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Le 29-05-2009 par Galletti Françoise de Grenoble :
Bonjour
Mon peyit fils de 3ans et demi est autiste et récemment les parents ont fait appel à une spécialiste en ABA anglaise parce qu'il n'y a que trés peu de spécialistes en France : indépe,ndamment du faitr que ma fille a du abandonner l'enseignement cette année (elles professeur agrégée de physique) , elle et son mari dépensent des sommes folles pour payer des personnes compétentes qui en font un business...
Il est URGENT de former psychologues et éducateurs à ces méthodes...

Le 30-05-2009 par Crépuscule :
Je pense qu'aujourd'hui les "professionnels" travaillent dans l'erreur.

Depuis 1975, tout cela aurait du changer, mais personne n'a songé à se remettre en question(au-delà des pratiques ou des théories).

En effet, le choix entre telle structure "calibrée" et "la maison" est illégal au regard de la nouvelle loi "handicap" (voir discriminatoire). Même s'il est difficile de la mettre en oeuvre, rappelons à tous, ce qu'elle est. La formation scolaire et professionnelle adaptée aux besoins de chaque jeune en situation de handicap doit être proposée, adaptée aux besoins du jeune. Pour que le choix de vie continue à exister, il faut donc que des réponses variées soit élaborées pour être proposées. De nombreux départements s'y sont mis et savent faire : la généralisation est donc possible. "aidons" les MDPH, CDAPH et autres CDCPH, PRIAC et CNSA à contruire les réponses qui permettront que s'exerce le droit au choix (loi de février 200

Le 01-06-2009 par Crépuscule :
Le recours à la pratique très contestée du "packing", qui consiste à empaqueter dans des serviettes mouillées les autistes "présentant des troubles sévères du comportement", doit rester "strictement limité", selon Mme Létard.

NON CELA DOIT ETRE STRICTEMENT INTERDIT, CAR CELA S'APPELLE DE LA MALTRAITANCE !

Le 02-06-2009 par kareca :
Avant de parler de maltraitante et d'interdire une technique, il convient de savoir ce que vit l'enfant autiste et sa famille quand toutes les pratiques ont été épuisées et que même les professionnels d'un centre spécialisé se trouve démunis devant l'importance de l'autisme et des troubles du comportement qui en découlent. Je suis maman d'un enfant autiste de 13 ans ; il n'est mieux que depuis qu'il bénéficie de "packing" et d'une prise en charge psychiatrique. Avant cette prise en charge (1 an environ), le centre spécialisé ne voulait plus renouveler son accueil car les éducatrices étaient épuisées à le prendre en charge (il fallait au moins 4 adultes pour maîtriser la situation quand il était en "crise" donc voyez vous je défend la possibilité de choisir une technique qui correspond à mon fils. Je ne pense pas qu'il faille appliquer systématiquement cette pratique à tous les autistes ; chacun être est différent, à chacun le choix d'un soin

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