Conditions de travail

Résumé : Une enseignante handicapée d'un collège de Vitry-sur-Orne (Moselle) a exercé son droit de retrait parce que, selon elle, ses conditions de travail lui faisaient courir 'un danger grave et imminent', a indiqué son avocat, Me Ralph Blindauer,à Metz

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Contrainte de se déplacer avec des cannes à cause d'une poliomyélite et touchée par une surdité sévère, Mme Marceline Ricci affirme n'enseigner que "dans des locaux résiduels mal agencés" du collège Justemont et ne pas avoir accès à la cantine, située à l'étage de l'établissement, a précisé l'avocat.
Cette professeur de lettres classiques de 52 ans accuse en outre sa hiérarchie de vouloir la sanctionner par des retenues sur salaire depuis qu'en mai, elle a décidé de faire valoir son droit de retrait.
Le danger imminent dont Mme Ricci fait état n'est pas établi, selon le rectorat de l'académie de Nancy-Metz. "Vos conditions de travail ne présentent de danger ni grave ni imminent pour votre vie ou votre santé", a estimé l'administration dans un courrier.
"Nous considérons qu'il y a absence de service, fait sans justification recevable, donnant lieu à retrait sur traitement", a précisé le directeur du cabinet du recteur, Hervé Cosnard.
Il s'agit du dernier épisode d'un bras de fer entamé il y a près de trois ans par cette enseignante avec le rectorat, qu'elle accuse de "tout mettre en oeuvre" pour l'évincer à cause de son handicap. Selon Me Blindauer, Mme Ricci est "une excellente enseignante, bien notée dont l'avancement a été plus rapide que la moyenne".
En 2003, la professeur, qui commençait à souffrir de spasmophilie, avait demandé une salle de cours au rez-de-chaussée, ce qui lui avait été refusé par l'administration.
En 2008, le rectorat avait tenté à deux reprises de la placer en congé de longue maladie sur la foi d'expertises médicales mais il avait été débouté par le tribunal administratif.
"Le comportement de l'administration est déloyal et malhonnête", selon Me Blindauer qui accuse le rectorat d'avoir monté contre sa cliente "un dossier non contradictoire et entièrement à charge".
Pour M. Cosnard, cette affaire est traitée "avec le sérieux nécessaire".
Selon lui, "il n'existe aucune raison de revenir sur l'une des décisions prises dans ce dossier", parmi lesquelles une mutation d'office en 2009.

cor-rok/pad/ep/df

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