Handicap/congrès de l'APF: bilan "contrasté" de la loi 2005

Résumé : Six ans après la loi de 2005, destinée à aider les personnes handicapées à s'intégrer dans la société, la situation est "contrastée", a déclaré la secrétaire d'Etat aux Solidarités Marie-Anne Montchamp à Bordeaux, à l'ouverture du cong

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BORDEAUX, 4 mai 2011 (AFP) -
"Force est de constater que l'esprit d'inclusion sociale porté par la loi du 11 février 2005 n'a pas encore pénétré toutes les strates de notre société", a-t-elle déploré lors de ce 41e congrès de l'APF qui se tient jusqu'à vendredi centré, selon son président Jean-Marie Barbier, sur "le choix d'une société inclusive pour tous".

"Six ans après la loi", a dit Mme Montchamp, qui avait "porté" cette loi sous l'impulsion de Jacques Chirac, la situation est "à vrai dire contrastée, marquée par des progrès, dont certains sont majeurs, mais elle est aussi entachée par la persistance de difficultés que les avancées mettent paradoxalement en lumière".

Elle a parlé en particulier de "réels obstacles" en matière d'accessibilité et des "réticences et crispations du milieu scolaire et des familles d'autres élèves" face à l'accueil réservé à l'école aux enfants handicapés.
"L'accès à l'emploi et la promotion professionnelle sont freinés par le faible nombre de personnes handicapées qui bénéficient réellement des dispositifs de formation", a ajouté la secrétaire d'Etat : à peine 1% des contrats en alternance, 0,7% des contrats d'apprentissage, 1,8% des contrats de professionnalisation sont passés avec ces handicapés.

Elle s'est en revanche réjouie que "certains paris" de la loi aient été relevés en matière d'emploi. Le nombre d'entreprises n'employant aucun travailleur handicapé a chuté de 78% depuis 2005, a-t-elle dit.
Elle s'est également félicitée que près de 200.000 enfants handicapés aient été inscrits à l'école à la rentrée 2010, soit deux fois plus qu'en 2005.
Elle a souligné que le président Sarkozy avait "tenu son engagement de revaloriser" l'allocation adulte handicapés de 25% en quatre ans.

Concernant une modification du mode d'attribution de cette allocation, qui provoque la protestation des syndicats et d'associations de personnes handicapées, Mme Montchamp a indiqué que "rien n'est définitif" sur cette question et que "tout reste à faire".
Le président de l'APF, Jean-Marie Barbier, a souligné devant la presse "le sens de ce congrès sur le choix d'une société inclusive pour tous".
"Notre société est excluante pour beaucoup de catégories de population et le handicap est en ce sens exemplaire", a-t-il estimé, précisant que l'APF voulait "bouger les lignes" et être "un accélérateur" pour que "les choses changent".
Il a annoncé qu'un "pacte 2012" comprenant 12 engagements serait dressé par les congressistes et proposé à la signature des candidats à la présidentielle et aux législatives.

L'APF réclame notamment un "revenu d'existence incontournable" sinon "les personnes handicapées qui ne peuvent pas travailler sont condamnées à vivre toute leur vie 25% au dessous du seuil de pauvreté", a ajouté M. Barbier.
chv/od/phc

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Commentaires

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Le 05-05-2011 par Guy PATIN :
Paroles électorales.

Guy PATIN

Le 06-05-2011 par NORDINE :
Faut il que tous le monde soit handicapé pour comprendre ce que vivent ceux-ci??? je ne souhaite à personne d'être dans une situation handicapante, mais ,une semaine seulement dans ce cas avec les mêmes revenus de base et la (gêne) peut-être que les choses
ne seraient plus en l'etat .bon courage à ttous. MANSOURI NORDINE

Le 06-05-2011 par Amist :
oui je suis d'accord mais entre la loi 1975 (VJE), celle oublier par notre roi de 14 ans Mittérant et celle de 2005 (Chirac) fait quand même un bon...!! Maintenant je suis d'accord pour dire que quand tout le monde pensera "qu'une personne bien portante et sans doute une personne handicapée qui le sera plus tard".!!! mais beaucoup vois pas plus loin que leur nez

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