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Handicap mental & travail : les obstacles à surmonter

Résumé : Difficultés à gérer le stress, manque de concentration, méconnaissance des codes sociaux: pour les personnes handicapées mentales, travailler est difficile mais n'est pas insurmontable si tant est qu'on leur offre un environnement adapté.

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Par Julie CHARPENTRAT

PARIS, 4 nov 2011 (AFP) -
"L'accès au travail est déjà difficile pour toutes les personnes handicapées, c'est encore pire pour les personnes qui ont un handicap mental", souligne Florent Lemaître, directeur de plusieurs établissements d'aides par le travail (ESAT) en Basse-Normandie, qui comptent 350 personnes handicapées mentales.
On compte 700.000 personnes handicapées mentales en France. En 2009, 3.000 ont été prises en charge par Cap Emploi, le "Pôle emploi" des travailleurs handicapés.

"Elles ont des difficultés d'appréhension de l'environnement, de mémorisation des consignes, d'expression, de compréhension des codes sociaux et à gérer le stress même si cela varie d'une personne à l'autre", explique Christel Prado, présidente de l'Unapei, une fédération qui représente les proches de personnes handicapées mentales.

Qui plus est, ce handicap "fait peur, on ne sait souvent pas comment réagir", ajoute Florent Lemaître.
L'Unapei publie vendredi un Livre blanc sur "Travail et Handicap" pour mettre en lumière les difficultés et les besoins des handicapés mentaux afin d'accéder plus facilement au monde du travail.

En général, quand ils peuvent travailler, les handicapés mentaux le font dans des ESAT, des établissements médico-sociaux qui ont des activités diverses, du conditionnement de papeterie à l'entretien d'espaces verts.
A Caen, les résidents des "Colombelles" conçoivent, fabriquent et empaquètent des chocolats. Puis ils les vendent directement aux clients dans une boutique-salon de thé baptisée "Gourm'hand'ises", en plein centre-ville.

"Ils sont une vingtaine à se relayer sur le mois pour travailler dans la boutique", avec un moniteur, témoigne Florent Lemaître, le directeur.

Quelques aménagements ont été nécessaires, poursuit-il. "La boutique est très grande, car les personnes handicapées mentales sont souvent angoissées dans un univers confiné" par exemple, poursuit-il. Un écran tactile pour la caisse avec des pictogrammes leur facilite aussi la tâche.
Cette "vitrine" en pleine ville permet de changer le regard de la société sur le handicap mental, continue M. Lemaître.

Mais sortir de l'univers "protégé" des ESAT et travailler en "milieu ordinaire" est souvent un pas difficile à franchir.

Il faut non seulement un employeur motivé, mais pas seulement, explique Christel Prado. Il faut des aménagements, comme "découper toutes les tâches à accomplir, raccourcir les journées de travail, mettre davantage de signalétique dans les couloirs".

Certaines entreprises se sont lancées, comme SDEL, près de Nantes, qui a embauché progressivement Jérémy, qui s'occupe de préparation de pièces pour les ateliers ou de distribution du courrier.
"Sa présence a généré une nouvelle motivation chez les salariés", assure le patron Gérard Sanson.
La Banque de France a également embauché des personnes handicapées mentales, suite à un partenariat avec un ESAT.

Pour aider l'insertion des personnes handicapées, l'Unapei demande aussi un meilleur financement des ESAT ou encore de renforcer la formation ou la valorisation des acquis de l'expérience.
jc/bfr/jmg

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Commentaires

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Le 16-11-2011 par denidemoun :
Pour que les ESAT puissent remplir leur rôle social, ile ne faut pas que l'Etat se désengage.

Le 17-11-2011 par kaolin :
bonjour,

si elles peuvent travailler en esat donc exécuter les tâches , elles peuvent forcément travailler en milieu ordinaire pour exécuter les mêmes tâches . je ne vois pas où est l'obstacle , si ce n'est dans la tête du fonctionnaire .....

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