Ostéopathie : l'enfant handicapé au coeur des pratiques

Résumé : Enfance et handicap , c'était le thème des 2ème Journées de l'Ostéopathie en juin 2012. Une prise en charge des tout-petits qui fait ses preuves depuis 30 ans grâce aux bénévoles de Eheo. Et mérite d'être renforcée...

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Nul ne se risquerait à prétendre que l'ostéopathie est une médecine miracle. Il n'empêche qu'elle apporte une aide précieuse aux enfants handicapés. Eheo en fait la preuve depuis trente ans. Eheo, c'est « Enfants handicapés espoir ostéopathie ». Cette structure de soins offre gratuitement et un peu partout en France (17 Eheo actuellement sur le territoire et bientôt 19) des soins ostéopathiques à des enfants souffrant de handicaps. Plusieurs praticiens bénévoles y prodiguent leur art, soutenus activement par les parents impliqués dans le fonctionnement de l'association et accompagnés d'étudiants ostéopathes venus se confronter à la réalité du terrain.

Parents bienvenus


Ce qui fait le succès des Eheo, et qui confirme la nécessité de leur existence, c'est le constat que l'ostéopathie est encore peu présente dans les établissements spécialisés pour enfants handicapés, malgré sa réelle efficacité. Les parents sont conviés aux séances, qui se déroulent une à deux fois par mois (sur une journée ou deux demi-journées), selon les antennes. Impliqués pleinement dans la prise en charge, cette présence aux côtés des praticiens leur permet de changer de regard sur l'ostéopathie et d'adopter une position plus positive sur le handicap de leur enfant. Ces derniers sont accueillis dès leur naissance et jusqu'à 18 ou 21 ans (selon les antennes).

Thème 2012 : « Enfance et handicap »


Cette approche unique et visionnaire des pathologies fonctionnelles chez l'enfant et le nouveau-né était au coeur de la deuxième édition des « Journées de l'Ostéopathie », qui se tenaient à Bordeaux en juin dernier, autour d'un thème majeur « Enfance et handicap ». Si ces rencontres ont apporté de nombreuses réponses aux questions suscitées par cette discipline, elles en laissent encore bien d'autres en suspens. Une chose est certaine, cependant : l'ostéopathie a toute sa place chez les nouveau-nés et les enfants souffrant de handicaps. Grâce à sa pratique spécifique, elle apporte un diagnostic complémentaire, prédictif, totalement différent de l'examen pédiatrique initial, qui, combiné à ce dernier, augmente sérieusement les chances des petits patients. Réalisé précocement, ce diagnostic améliore notamment le pronostic santé pour toute leur vie.

10 ans de reconnaissance


En 2012, l'ostéopathie fête ses 10 ans d'existence officielle. Dans ce domaine, aussi riche que nouveau, deux questions restent prédominantes : la formation et la recherche. Comment faire en sorte qu'elles soient reconnues, valorisées et évaluées ? A fortiori dans une pratique en plein essor, qui séduit de plus en plus d'étudiants. L'impétuosité de certains jeunes ostéopathes peut en effet nuire à court terme à la profession et doit donc être canalisée par un renforcement immédiat de la formation initiale, notamment pour leur permettre d'exercer dans les unités de soins pédiatriques. Vaste terrain d'études encore insuffisamment exploré, l'ostéopathie pédiatrique doit, par ailleurs, faire la preuve de son efficacité par la recherche pour s'imposer et apporter une autre vision à la médecine traditionnelle.

17 000 ostéo en France


Un chemin encore long, mais prometteur, qui passe, notamment, par le développement de l'interdisciplinarité avec les autres professions de santé, encore aujourd'hui trop peu expérimentée. 17 000 professionnels exercent aujourd'hui comme ostéopathes, dont 8 000 dits « exclusifs ». Leur nombre devrait presque doubler d'ici cinq ans. Or, à ce jour, aucune étude n'est en mesure d'évaluer concrètement le besoin de la population française dans ce domaine. Peut-être faudra-t-il, à terme, imposer un « numerus clausus » comme pour les professions médicales ?

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