Vincent Lambert : risque d'enlèvement au sein de l'hôpital ?

Résumé : Le Dr Simon a décidé de ne pas arrêter l'alimentation et l'hydratation de son patient tétraplégique Vincent Lambert le 23 juillet 2015 parce qu'elle estime que les conditions de sécurité ne sont pas réunies suite à des menaces d'enlèvement.

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Nouveau rebondissement ! Les médecins de Vincent Lambert ne se sont pas prononcés jeudi 23 juillet 2015 sur l'arrêt des soins de ce patient tétraplégique. «L'équipe soignante n'a pas pris cette décision parce qu'elle refuse d'arrêter le traitement de Vincent Lambert», mais «parce qu'elle considère que les conditions de sécurité et de sérénité nécessaires pour mettre en œuvre ce type de décision ne sont pas réunies», a expliqué la ministre de la Santé Marisol Touraine dans une déclaration écrite transmise à l'AFP. Les médecins souhaitent saisir le procureur de la République «pour mettre Vincent sous protection globale et déterminer un référent qui pourrait le représenter légalement», suite à des rumeurs d'un enlèvement du patient, a indiqué à l'AFP François Lambert, neveu de Vincent, à la sortie du conseil de famille convoqué par l'équipe médicale au CHU de Reims.

Des conditions de sécurité non réunies

«Le médecin en charge de Vincent Lambert a décidé de suspendre la procédure collégiale placée sous sa responsabilité», a également indiqué le CHU. Il a estimé que «les conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à la poursuite de cette procédure, tant pour Vincent Lambert que pour l'équipe soignante, ne sont pas réunies». «L'évaluation de Vincent Lambert a conduit à constater que la situation clinique était comparable à celle qui avait été rapportée par les experts mandatés par le Conseil d'Etat», note toutefois l'hôpital dans son communiqué. «Les conditions d'un échange serein doivent absolument être rétablies dans l'intérêt de Vincent Lambert et de son accompagnement», ajoute l'établissement.

Les proches de Vincent Lambert se sont retrouvés à 14h à l'hôpital de Reims, où est soigné l'ancien infirmier psychiatrique de 38 ans, qui souffre de lésions cérébrales irréversibles depuis un accident de la route en 2008. Depuis deux ans, ils s'opposent par tribunaux interposés ou dans les médias sur le sort de leur époux, fils ou frère, dont le dossier a rouvert le débat sur la fin de vie en France.

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Commentaires

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Le 05-08-2015 par vividejuin :
En ce qui me concerne,je m'oppose à ce que qui que ce soit, surtout une secte, s'oppose à ma décision de rester ou de partir de façon assistée en cas de maladie irréversible et très invalidante. De quoi ils se mêlent ces intégristes ?

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