Ophélie, aveugle, une cavalière western hors-pair

Résumé : Ophélie a perdu la vue suite à un coup de pied de cheval au visage. Les 3 et 4 novembre 2018, elle est en lice pour le championnat du monde de para-reining qui se tient sur le salon Equita'Lyon. L'épreuve reine de l'équitation western.

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De l'équitation western pour tous : le Salon du cheval de Lyon, qui se veut le plus grand rassemblement d'équitation western en dehors du continent américain, va accueillir des cavaliers handicapés pour la première fois en France dans une compétition de para-reining (dressage pour cavaliers handicapés). Le Salon Equita Longines a ouvert ses portes le 31 octobre 2018 au parc d'exposition Eurexpo et accueillera jusqu'au dimanche 4 novembre 3 500 chevaux, ânes et poneys sur une surface de 140 000 m2.

Huit pays engagés

Doté de près de 22 000 euros, le World Para-Reining Challenge est une compétition internationale, organisée par WPR (World Para-Reining), une association fondée par Lisa Coulter, à but non lucratif, qui assure le développement de programmes de reining adaptés aux personnes en situation de handicap physique. Le reining est à l'équitation western ce que le dressage est à l'équitation classique. Le para-reining se pratique à tous les niveaux, du débutant à la compétition internationale, notamment grâce aux dispositions mentales des chevaux américains, extrêmement dociles et maniables. Huit pays -la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Belgique, le Canada, l'Allemagne, l'Afrique du Sud, l'Italie et la France- seront représentés chacun par une équipe d'un à trois cavaliers.

Un coup de pied au visage

La cavalière Ophélie de Favitski, après être passée par le concours de saut d'obstacles para-équestre sera dans l'équipe française. Cette cavalière non-voyante montera un quarter horse de 15 ans, Leo-Dyn Boogie DC. Elle participera à une épreuve par équipe le 3 novembre et une épreuve en individuel le lendemain pour tenter de remporter ce Championnat du monde de para-reining. "C'est compliqué de changer les codes d'équitation classique pour se mettre à l'équitation western. Je m'entraîne avec mes chevaux depuis un mois et demi, notamment à avoir les rênes plus détendues. Il faut que j'anticipe moins les actions. C'est une équitation qui demande d'être moins tonique à cheval", a confié à l'AFP la cavalière, 38 ans, qui a perdu la vue il y a 15 ans après avoir reçu un coup de pied de cheval au visage.

Western : une équitation plus accessible

Selon elle, "pour les cavaliers en situation de handicap, l'équitation western est plus accessible que l'équitation classique". "On est mieux calé dans la selle western et cette équitation peut se faire à une ou deux mains. De plus les chevaux sont très fins et demandent moins de force. C'est une équitation intéressante", a-t-elle commenté. Quant à la cavalière canadienne Janice Boucher, dont la maladie de Parkinson a été diagnostiquée il y a 5 ans, elle estime "que cette compétition constitue une véritable vitrine pour le para-reining".

© Shjmyra/Fotolia

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