Londres 2012 : F comme France !

Résumé : Les 160 athlètes de la délégation française ont mis le feu en blanc et bleu. Dans le stade olympique, un drapeau tricolore flotte au vent. Une émotion réelle, un tantinet chauvine. Mais qu'à cela ne tienne...

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F comme France... Il faut une patience toute alphabétique pour enfin voir une voile bleu-blanc-rouge s'agiter au loin. F comme France, et la clameur envahit le stade. C'est Damien Seguin qui ouvre le bal. Porte-drapeau de notre délégation, il fallait bien un marin pour affronter une telle houle. 80 000 spectateurs, une myriade de flashs, une rumeur ininterrompue... Et ce fameux tour de piste, le foc tricolore gonflé par la clameur, par l'émotion qui saisit chaque athlète au moment de pénétrer dans l'arène. Damien est à la proue de ce navire nommé France : « On a attendu un peu dehors, en patientant en chansons. Juste avant les premiers pas dans le stade, on passe dans un tunnel et là je me retourne et j'entends les 160 équipiers derrière entonner la Marseillaise. Ça prend aux tripes. On rentre et le speaker annonce « La France ». C'est un brouhaha extraordinaire dans les tribunes. C'est prenant. Il faut faire attention de ne pas tomber. Je voulais faire le plein d'émotions ; là, c'est sûr que j'ai été servi ! »

Une très belle équipe

Ils sont tous là. Les fauteuils en tête de cortège. Blason bleu, pantalon blanc, derrière un drapeau à trois couleurs. Ils savourent le moment, à petits pas. Peu importe le retard sur le planning. Pas question d'en perdre une miette. Un petit groupe est à la traine. Face à la tribune de presse, il prend le temps de brandir un drapeau sur lequel on peut lire : « Les super humans. A model for the world. » Un franglais approximatif mais le message est passé. Pas de doute que les 2 500 journalistes ont capté... Franchement, elle est belle notre équipe tricolore, imposante, souriante. Des bras cassés, des jambes écourtées mais des coeurs vaillants. « On a vraiment une belle équipe de France qui est née depuis le stage de regroupement à Lille, confie Damien Seguin. Ça fait plaisir à voir. Parce qu'on se soutient les uns les autres. Nos premiers supporters, c'est le reste de la délégation. »

Marseillaise à venir

Et Damien de conclure : « Tout le monde a été conquis par la qualité du spectacle. Les Anglais nous ont bluffés. On ne s'attendait vraiment pas à ça ! On voit qu'ils sont vraiment respectueux. On va vivre de beaux Jeux paralympiques, à fond. » Dès demain, en « quillard solitaire » (son épreuve de prédilection), Damien reprend la mer. Il part pour Plymouth, sur la côte, où auront lieu les épreuves de voile. Et lorsqu'on lui demande ce qu'on peut lui souhaiter dans de telles circonstances, il répond « Bon vent ! ». Ses 160 compères rejoignent, quant à eux, leurs piaules du village olympique. Ils ont accroché des drapeaux tricolores à leurs fenêtres, en attendant de décrocher des médailles. Bientôt la Marseillaise retentira...

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