Retour de Rio : la délégation française atterrit à Roissy !

Résumé : Ils sont de retour, passant la douane avec de l'or autour du cou. La délégation paralympique française a atterri à Roissy le 20 septembre. Avant une séparation que l'on devine douloureuse, réactions à chaud de ces Bleus qui nous ont fait vibrer.

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Roissy. 20 septembre 2016. 8h. Arrivée du vol AF 443. Dans le terminal 2E, renfort de sécurité. Une cargaison précieuse vient de se poser sur le tarmac. De l'or, de l'argent, du bronze. 28 unités au total. C'est une vague bleue qui se déverse dans le hall de l'aéroport. La délégation paralympique française est de retour de Rio. Le premier vol a embarqué la grande majorité des athlètes et les médaillés (un second suivra dans l'après-midi, acheminant surtout le matériel), qui passent la frontière la breloque autour du cou sans qu'aucun douanier n'ose ciller (toutes les photos en lien ci-dessous). Ce n'est pas du vol !

Rio au top !

La presse est au rendez-vous, le public pas vraiment ! Quelques applaudissements pour nos champions qui, pour certains, achèvent une nuit que l'on devine courte. Ils viennent de vivre une quinzaine éprouvante mais magique. De l'avis de tous, Rio 2016 était un grand cru qui a fait taire les plus pessimistes pronostics. On prédisait le pire pour cette paralympiade sud-américaine, elle a réservé le meilleur à ces athlètes venus du monde entier. Marc Truffaut, président de la Fédération française sport adapté (pour les personnes avec une déficience intellectuelle), revient les mains vides mais le sourire aux lèvres : « De la déception mais beaucoup d'espoir » pour son team. Et de saluer la liesse des supporters brésiliens venus, contre toute attente, en nombre. « L'ambiance était vraiment au top, aussi bien qu'à Londres ».

Déjà Paris 2024 en ligne de mire

Alors certes, la France qui visait le top 10 n'est arrivée que douzième au classement des nations (28 médailles dont 9 en or, 5 en argent et 14 en bronze). Elle affirme vouloir en tirer les leçons. Peut mieux faire. Va mieux faire, c'est certain, galvanisée par la perspective d'accueillir les Jeux en 2024. Jouer à domicile, le secret de la réussite ? Emmanuelle Assmann, présidente du Comité paralympique sportif français s'en dit convaincue lorsqu'on lui demande pourquoi la Grande-Bretagne, un pays comparable au nôtre, a pris une telle longueur d'avance (147 médailles), terminant deuxième derrière une Chine impériale (239) : « Il y avait l'échéance de Londres en 2012 alors les Anglais ont mis tous les moyens sur le haut niveau. Peut-être au détriment du sport pour tous. On repère des sportifs prometteurs et on mise tout sur eux mais ce n'est vraiment pas notre politique. Un débriefing s'impose néanmoins après la compétition et nous en tirerons les leçons. » 2024 à Paris est déjà dans toutes bouches. Prochaine échéance de taille. Tous y croient, forment de leurs mains la silhouette de la Tour Eiffel. Thierry Braillard, ministre de la Jeunesse et des sports, est venu le dire en présence de la maire de Paris, Anne Hidalgo, et de l'ancien athlète Guy Drut.

Une dernière Marseillaise 

Les visages portent encore des sourires avant une séparation que l'on pressent déchirante pour cette « équipe super soudée et unie dans la performance » selon Emmanuelle Assmann. Théo, 16 ans, la jeune mascotte, reprend bientôt le train pour Nancy où l'attendent ses parents. Sonné par sa soudaine notoriété, il est un peu soulagé tout de même de retourner à l'anonymat, avant de repartir, bientôt, au combat. Le salon VIP Etoile de l'aérogare brille encore un temps de tous ses feux, et même l'équipage Air France qui avait pour mission de ramener les Tricolores à la maison s'est joint à la fête. Puis vient l'heure des hommages officiels qui sonnent comme des adieux. Une spéciale dédicace au porte-drapeau, le tennisman Michaël Jeremiasz, qui revient sans médaille pour ses derniers jeux mais se réjouit de toutes celles qu'il a glanées dans sa florissante carrière. Puis la star de la délégation est appelée à la tribune, qui incarne toutes les victoires des Bleus : l'athlète Marie-Amélie Le Fur, trois médailles dont deux en or. La grande photo collective immortalise le moment. Et puis une fête, comme il se doit, se termine en chanson. La Marseillaise s'invite, virile et tonitruante, une dixième fois…

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