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Le droit au plaisir

Résumé : Ce sont des gens comme tout le monde". Les associations qui leur viennent en aide et le milieu de la prostitution l'ont bien compris: les personnes en situation de handicap, hommes et femmes, ont des besoins sexuels semblables à tout être humain.

Par , le 

Dans le but de leur
venir en aide, une formation d'assistant-e sexuel-le va voir le jour en
juin en Suisse romande, créée par l'association «Sexualité et Handicaps
Pluriels». Malgré cela, la société dans son ensemble est encore loin
d'accepter un état de fait simple: le handicap n'annihile pas le désir!



Le monde politique aura à se pencher sur la question
prochainement, lorsqu'il s'agira de trouver un statut à ces futurs
assistant-e-s. Pour l'instant, la loi les considère comme des personnes
prostituées. Il est toutefois trop simple de voir dans ce nouveau
métier de la prostitution déguisée en «bonne action». Leur rôle sera
d'apprendre à leurs patients à connaître leur propre corps et de leur
prodiguer une présence sensuelle. Contrairement à la prostitution,
l'assistance sexuelle est sensibilisée, de par sa formation, à
l'approche du handicap.


Mais, davantage que politique et juridique, il s'agit d'un vrai
sujet de société, autour duquel les mentalités en général doivent
changer. D'un côté, c'est à la population de prendre conscience des
besoins sexuels de ces personnes. Les reconnaître comme dotées d'un
sexe serait un premier pas. L'exemple des toilettes publiques où trois
genres sont définis par des logos (homme, femme, chaise roulante),
montre que l'on voit encore aujourd'hui en eux des êtres asexués. Autre
exemple, choquant: Pro Infirmis a perdu 400000fr de dons en lançant une
formation similaire outre-Sarine. En se donnant bonne conscience en
versant de l'argent à des oeuvres de bienfaisance, certains refusent de
considérer les besoins de la population invalide.



L'assistance sexuelle devra faire face à une autre difficulté, et
de taille: l'entourage des personnes atteintes de handicap. Personnel
soignant et tuteurs devront oser recourir à leurs services. Et les
parents eux-mêmes devront avoir le courage d'aborder cette thématique.
En effet, il est difficile d'imaginer chez son enfant, même majeur, ce
besoin vital de profiter d'une sexualité épanouie.


Lorsqu'ils auront terminé leur formation en juin 2009, les
assistant-e-s sexuel-le-s auront la lourde tâche de se trouver une
place dans une société où les tabous ont la peau dure.

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