Femme handicapée : Le divorce, et après...

Résumé : La vie à deux n'est pas un sacerdoce ! Loin s'en faut et à notre époque les couples ne sont plus préparés à affronter la vie ensemble pour le meilleur et pour le pire.

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Tout juste sont ils prêts à partager le meilleur et encore faut-il qu'il soit constant.
Les mentalités ont changé, et ce n'est peut-être pas si mal, et si nos mères et grand-mères se mariaient pour la vie, acceptaient souffrance, adultère et trop souvent indifférence de la part de leurs chers époux, comme si cela eût été une fatalité, la libération de la femme nous a au moins donné cette capacité à diriger notre vie, à nous prendre en charge, à décider de notre destin.
Encore faut-il mettre là un bémol car nombre de femmes, aujourd'hui encore, subissent le joug d'un mari irascible, égoïste, tyrannique et n'allons pas croire que c'est exceptionnel, il y en a beaucoup plus qu'on ne pourrait imaginer.

[BB]La séparation : un traumatisme difficile à surmonter[EB]
Quand rien ne va plus, il faut s'en remettre à l'évidence : la séparation est le seul moyen de continuer à vivre en harmonie avec soi-même, à exister, à s'épanouir et il faut savoir « sauter le pas » !
Mais à quel prix ? Peu de couples réussissent leur séparation dans des conditions acceptables : sensation d'être lâché par le conjoint, garde des enfants, séparation des biens, organisation d'un nouvel espace de vie, problèmes financiers, pensions alimentaires, sont des épreuves difficiles à affronter et peu gratifiantes lorsqu'il faut entrer dans des conflits visant à faire respecter des droits élémentaires.

[BB]La femme indépendante financièrement[EB]
Il est notoire que lorsque la femme exerce une profession, qu'elle assure une partie des revenus du ménage, elle aura moins de difficultés à surmonter les difficultés liées à la séparation.
Financièrement d'abord, car elle pourra au moins s'assurer un quotidien, même s'il doit être plus modeste qu'aux côtés de son mari, mais surtout psychologiquement car elle s'impliquera dans son travail pour éviter la déprime liée à la rupture.
En revanche, tout se complique pour la femme au foyer ! Elle devient totalement dépendante des versements de pension alimentaire, elle se sent bafouée car n'a que peu d'occasions de faire valoir ses propres capacités ou talents, elle se sent surtout trahie d'avoir donné tout cet amour et cette présence à sa famille pour, en retour, se sentir rejetée et abandonnée. Si elle décide d'entamer une carrière professionnelle, elle devra en plus des difficultés quotidiennes liées à la séparation, faire le parcours du combattant du « demandeur d'emploi » !

[BB]Mais comment se reconstruire après une séparation ?[EB]
Il faut donc se reconstruire... Et ce n'est pas simple.
Il est bien connu que le plus perturbant chez l'être humain est le changement d'habitude.
Etre entouré, de sa famille, de ses amis, est fondamental pour assimiler la rupture et si l'on n'a pas cette chance alors il est utile de recourir à un praticien pour faire le point sur un échec que l'on pourrait trop vite confondre avec un manque de capacités personnelles.
Nul n'est parfait et dans les ruptures de couple, il faut bien l'admettre, les responsabilités sont toujours partagées.


[BB]Quelle part de responsabilité attribuer au handicap dans le cadre d'une séparation ?[EB]

- Pour la femme handicapée ou malade la sensation de rejet est beaucoup plus sensible et intense que pour la femme valide.
C'est évident : comment ne pas se remettre en question, lorsque physiquement on a perdu une partie de son autonomie, de son dynamisme et de son attrait ?
Combien de femmes sont encore trop souvent abandonnées sur un lit d'hôpital par un conjoint trop égoïste ?
Le choc est dur, et la situation difficile à admettre... Il va donc falloir redoubler d'efforts, centrer son énergie sur soi, apprendre à devenir quelque peu égoïste pour se protéger et avec beaucoup de volonté reprendre le chemin d'une nouvelle vie.


Mais ne nous leurrons pas : récupérer d'un divorce ou d'une séparation conjugale, dans tous les cas, demande au moins 2 années et la reprise de confiance en soi et, par là,

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