Handicap à l'école : des couacs de rentrée sont à prévoir

Résumé : Des "milliers" d'élèves handicapés "n'ont aucune solution de scolarisation" ou "bénéficient d'un temps faible d'école", dénonce l'Unapei, affichant ses "doutes" face aux propos rassurants du gouvernement.

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"Comme chaque année", à l'occasion de la rentrée, "on passera sous silence le scandale de milliers de jeunes handicapés qui n'ont aucune solution de scolarisation, bénéficient d'un temps faible d'école ou doivent patienter sur les listes d'attente des établissements spécialisés", affirme, dans une tribune publiée le 2 septembre 2018 par le Journal du Dimanche, l'Unapei, qui regroupe plus de 55 000 familles ayant un enfant porteur d'un handicap mental. "On vend aux Français le rêve d'une école ouverte à tous qui ne se réalise pas dans les faits, à cause du manque de moyens humains et financiers", affirme encore l'association dans cette lettre ouverte adressée aux parlementaires, évoquant une "réalité cruelle" et le "désarroi" des familles.

Anticipation maximale

Dans un récent entretien à l'AFP, la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, a affirmé que les pouvoirs publics avaient essayé "d'anticiper au maximum", plusieurs mois avant cette rentrée 2018, les besoins d'accompagnants à l'école. Pour ce faire, 3 584 postes supplémentaires d'accompagnants d'enfant en situation de handicap (AESH) en équivalent temps-plein ont été créés cette année, a-t-elle souligné. Certes, "tous les recrutements ne sont pas encore faits", si bien qu'il pourrait y avoir "quelques couacs" dans les premiers jours de septembre, a-t-elle convenu. Toutefois de telles situations devraient rester "marginales", a espéré Mme Cluzel (interview complet en lien ci-dessous). Une ligne téléphonique non-surtaxée a été mise en place (0800 730 123) pour recenser les situations problématiques, et les parents "ne doivent pas hésiter à tirer la sonnette d'alarme", a-t-elle encore dit.

Des efforts et des difficultés

Selon les chiffres fournis par Mme Cluzel, 340 000 élèves en situation de handicap sont attendus à l'école lundi, soit 6% de plus que l'an dernier. Parmi eux, 175 000 ont besoin d'un accompagnement, soit 13% de plus. Pour eux, il est prévu un total de 110 000 accompagnants, certains mutualisés entre plusieurs élèves. "On ne nie pas les efforts consentis, mais il y a effectivement des difficultés qui persistent qui ne seront pas levées à la rentrée ni même à court terme", a indiqué à l'AFP Emmanuel Jacob, chargé des questions de scolarisation à l'Unapei. "En théorie, le nombre d'accompagnants devrait pouvoir suffire, mais on n'en est pas sûr, car il est très complexe de faire en sorte que l'offre réponde précisément à chaque besoin".

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Commentaires

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Le 03-09-2018 par Samy :
Pour avoir un accompagnement de qualité il faut déjà payer correctement le personnel aesh... 700 euros par mois c est indigne d un pays qui se declare 5 eme puissance mondiale

Le 03-09-2018 par Mickael :
Le numéro est injoignable. Je ne peux pas signaler le cas problématique de ma fille trisomique.

Le 03-09-2018 par Christelle13600 :
Mon fils autiste n'a pas eu droit à sa rentrée son avs est disparue dans la nature pas de démission pas de mail pas d'appel prévenant de son absence . Bref mon fils n'ayant que 6h de temps scolaire . La conscience professionnelle n'est pas de rigueur . Prive un enfant déjà différent on accentue sa différence en ne l'accueuillant Pas ... bref pas d'avs Pour une durée inderterminee

Le 04-09-2018 par Juli :
Encore un mirage maman d'un enfant autiste maltraite dans le milieu scolaire l'EN vient de rejeter le CNED au rang de organisme administratif et interdire les assurances scolaires aux enfants ayant comme seule porte d'éducation cet organisme
Les AVS oh pardon Aesh sont dispatcher sur plusieurs enfants et sans rire plusieurs établissement dans les campagnes de France il n'y a qu'à pleurer les illusions perdues d'une école comment vous dites inclusives avec un socle commun
Il faut se préparer à avaler des boas et des ananas

Le 04-09-2018 par Virginie :
Apres un contrat d EVS (administratif) de 4 ans en école primaire je souhaitais devenir AESH on me l a refusé sous prétexte que je n ai pas de formation !! Mais pourtant je l ai réellement eu sur le terrain !!!! Je suis scandalisée de ce refus en sachant tant d enfants seuls et en souffrances .... C est hallucinant

Le 04-09-2018 par Cécile :
Mickael, pour joindre la Cellule Aide Handicap Ecole, vous pouvez également envoyer un mail à l'adresse suivante :

aidehandicapecole@education.gouv.fr

Bon courage à vous.

Le 04-09-2018 par Lisou :
Postes AESH à plein-temps De qui se moque t'on ? J'étais AESH, ai demandé un poste à plein-temps pour la rentrée 18, l'Académie répond que ces postes n'héxistent plus J'ai tenu le " coup " pendant 2 ans en tant qu'AVS. Après ces 2 ans dans l'établissement, un bilan est rédigé selon l'investissement auprès des élèves accompagnés. Le bilan positif, l'AVS peut prétendre à un statut d'AESH, super ! le salaire diminue ... Elle se situe où la crédibilité, et la cohérence ? Un salaire de misère, des horaires incompatibles avec un 2nd travail, horaires à trous lorsque l'on doit accompagner plusieurs enfants, surtout s'il s'agit d'accompagnements dans deux établissements différents. Cela me dépasse, je ne comprends pas. C'est celle-ci la France d'aujourd'hui, hélas ... Des centaines de parents dans de grandes difficultés et des intervenants qui ne demandent qu'à travailler, dans le but d'aider les enfants à grandir un peu soit il, à trouver la place dont ils ont besoin.
A bon entendant. Merci

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