Disparition de 2 soeurs handicapées : la mère mise en examen

Résumé : Deux sœurs de 13 et 12 ans, lourdement handicapées, ont disparu depuis plusieurs mois, enlevées de leur institution. Les explications fournies par leur mère ne convainquent pas ; elle est mise en examen.

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La mère de deux filles lourdement handicapées, disparues depuis plusieurs mois à Nérac (Lot-et-Garonne), est mise en examen et placée en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention a annoncé le 22 septembre 2017 le parquet d'Agen. La disparition des deux sœurs, âgées de 13 et 12 ans, avait été signalée fin avril 2017 au procureur de la République d'Agen par les services du département. "Les deux mineures, présentant de lourds handicaps, ne fréquentaient plus, depuis le mois de décembre 2016, l'établissement spécialisé dans lequel elles étaient prises en charge quotidiennement", explique dans un communiqué la procureure de la République, Manuella Garnier.

Disparition inquiétante

"Les vérifications réalisées par les gendarmes saisis par le Parquet permettaient de confirmer la disparition inquiétante des deux mineures. Les explications fournies par leur mère - une femme âgée de 50 ans – apparaissant contradictoires et n'ayant pas permis de localiser les deux fillettes, une information judiciaire était ouverte le 11 juillet 2017 sous la qualification de délaissement de mineures de 15 ans", ajoute le communiqué. La mère, d'origine marocaine, élevait seule ses deux filles lourdement handicapées, le père ayant quitté le foyer. Elle a assuré qu'elles se trouvaient désormais au Maroc auprès d'une connaissance, des déclarations qui "n'étaient corroborées par aucun élément d'enquête", souligne la procureure.

Confiées à un couple

Placée en garde à vue le 20 septembre, elle a maintenu cette version et n'a fourni "aucun élément permettant de localiser les enfants". Elle a ensuite déclaré qu'elle partait en vacances et les avait confiées sur une aire d'autoroute à un couple qui lui avait proposé d'emmener ses filles en vacances un mois. "Elle s'attendait à ce qu'elles reviennent", ont expliqué à une correspondante de l'AFP ses deux avocates, Me Sophie Grolleau et Me Sylvia Goudenège. Les gendarmes et une équipe cynophile avaient procédé toute la journée de mercredi à une enquête de voisinage et à des fouilles dans la maison familiale ainsi que dans la Gélise, une rivière située à 20 mètres de là.

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