Agir pour les 300 000 patients souffrant d'escarre !

Près de 9 % des patients hospitalisés en France présentent au moins une escarre. Une vraie pathologie qui ne connait aucun répit. PERSE tente d'y remédier en publiant une nouvelle liste de recommandations. Prévention, c'est la solution !

16 avril 2013 • Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco

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Environ 300 000 personnes en France, de tous âges, blessés médullaires, séjournant au domicile, en chirurgie aiguë ou en unité de soins intensifs doivent endurer des escarres particulièrement douloureuses. L'escarre se définit comme une lésion cutanée ischémique liée à une compression des tissus mous entre un plan dur et les saillies osseuses. C'est pourquoi elle touche fréquemment les personnes paralysées ou alitées. Plus qu'une simple plaie, elle peut entraîner une souffrance à la fois physique et morale, une limitation de l'autonomie et un retentissement souvent sous-estimé sur la qualité de vie du patient. Une pathologie chronique qui, pourtant, se prévient, se soigne et s'accompagne comme toute autre maladie sévère !

Une pathologie chronique à part entière

C'est la nature du combat mené par PERSE (Prévention, Education, Recherche, Soins, Escarres) depuis vingt ans. Elle se mobilise pour partager les connaissances, améliorer les pratiques de soins et réduire l'incidence et la prévalence des escarres en France. Elle est ainsi devenue un centre d'expertise et un groupe de référence, au fait des dernières recherches et innovations. « Traiter une escarre en s'occupant uniquement de la plaie est une stratégie vouée à l'échec, explique le Dr Brigitte Barrois, sa vice-présidente. Elle doit être reconnue comme une véritable pathologie chronique pour laquelle l'intervention des soignants ne peut pas se limiter aux soins locaux. Elle nécessite une prise en charge globale et un investissement pluridisciplinaire de la part de toutes les personnes concernées : médecin, infirmier, aide-soignant, kinésithérapeute, diététicien, ergothérapeute, sans oublier le patient lui-même et son entourage. »

Peu de progrès depuis 20 ans

Malgré les nombreux progrès observés dans les pratiques, l'escarre demeure toujours trop fréquente. Le taux de prévalence de près de 9 % des personnes hospitalisées reste inchangé depuis 10 ans. Mesuré en 2004 au cours d'une enquête nationale menée auprès de 37 307 patients hospitalisés dans plus de 1 000 hôpitaux français, il demeure similaire à celui de 1994. Ces résultats sont à l'origine de l'extrapolation proposant une prévalence de 300 000 personnes atteintes en France.

Une nouvelle liste de recommandations

Pour tenter, une fois encore, de remédier à ce mal chronique, PERSE présente, dix ans après la publication de ses premières recommandations, les résultats d'une nouvelle étude, avec une vaste liste de conseils (lire en lien). Cette mise au point offre à l'ensemble des professionnels de santé une vision actualisée sur les pratiques, les moyens et les produits à leur disposition pour la prévention et le traitement des escarres, en attendant les 11èmes journées dédiées qui auront lieu les 3 et 4 octobre 2013, à Saint-Malo.

Site de PERSE :  http://www.escarre-perse.com/escarres/
Synthèse des recommandations :
http://www.escarre-perse.com/congres/2013/syntheses_recommandations_perse2013.pdf

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr.Toutes les informations reproduites sur cette page sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Handicap.fr. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, sans accord. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr »

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