La France a dépensé en 2023 2,5% de son produit intérieur brut (PIB) pour les politiques publiques en faveur des personnes en difficulté sur le marché du travail, soit la part la plus élevée en Europe, ont rapporté l'Insee et la Dares jeudi 2 juillet 2026.
Ce pourcentage se situe un point de PIB au-dessus de la moyenne européenne.
Un soutien fort au revenu et à la formation
Ces dépenses se décomposent en mesures de soutien au revenu (allocations et assistance chômage, chômage partiel) pour 1,7% du PIB, en mesures « actives » destinées à améliorer l'employabilité des personnes par la formation ou l'expérience professionnelle (0,5% du PIB), et en dépenses liées au service public de l'emploi (France Travail et missions locales, pour 0,2% du PIB), selon une publication commune de l'Institut national de la statistique et du service statistique du ministère du Travail.
Pour les mesures de soutien au revenu, la France se situe dans un duo de tête avec l'Espagne, mais cette dernière a vu ces dépenses augmenter de 0,2 point de PIB entre 2019 et 2023 alors que la France les a diminuées de 0,3 point, en raison d'une moindre indemnisation des chômeurs et d'un taux de chômage en baisse.
Les mesures d'employabilité ont augmenté, sur la période, de 7% en France malgré une baisse de 4% des personnes sans emploi souhaitant travailler, notamment en raison du Plan d'investissement dans les compétences (PIC), tandis que ces dépenses diminuaient de 2% en moyenne en Europe.
La France se distingue par un effort important pour la formation professionnelle, à hauteur de 0,3% du PIB, contre 0,1% en moyenne européenne.
Le volet handicap en net retrait
Pour l'amélioration de l'employabilité, elle se situe au 10e rang des dépenses par chômeur au sens du Bureau international du travail (BIT) – c'est-à-dire disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines et ayant activement recherché un emploi durant le mois écoulé – derrière les pays d'Europe du Nord mais aussi l'Allemagne.
Pour l'emploi des personnes handicapées, la France ne dépense que 0,1% de son PIB, contre 0,9% pour le Danemark et 0,3% pour les Pays-Bas.
Après avoir baissé jusqu'à 7,1% au premier trimestre 2023, le taux de chômage au sens du BIT en France est remonté à 8,1% au premier trimestre 2026, en hausse de 0,7 point sur un an.
©pixelshot


