La Cour des comptes estime qu'APF France handicap a utilisé les fonds issus de la générosité du public conformément aux objectifs affichés lors de l'appel aux dons, dans un rapport publié vendredi 3 juillet 2026, mais formule plusieurs recommandations car l'association est en déficit.
APF France handicap mène à la fois des actions de plaidoyer en faveur des personnes handicapées, financées à hauteur de 29,5 millions d'euros en 2024 par la générosité du public, et des activités d'accompagnement au sein d'établissements sociaux et médico-sociaux, financées sur fonds publics (773 millions d'euros).
Un plan de retour à l'équilibre hors d'atteinte
Confrontée à des déficits récurrents depuis 2021, l'association a engagé un plan de retour à l'équilibre pour fin 2026 dont l'objectif « apparaît désormais hors d'atteinte », note la Cour des comptes.
Le déficit a certes été ramené à 20,3 millions d'euros en 2024, après 37,7 millions d'euros en 2023, mais APF France handicap anticipe encore une perte comprise entre 12,7 et 21,7 millions d'euros en 2026, loin des 3 millions d'euros de déficit envisagés fin 2025.
Économies et transparence financière exigées
Concernant les dépenses financées par la générosité du public, les missions sociales représentent en moyenne 52,5 % des emplois, contre 26,6 % pour les frais de collecte et 20,8 % pour les frais de fonctionnement. La Cour recommande d'améliorer les procédures d'achats afin de réaliser des économies.
Elle invite enfin l'association à « mettre en oeuvre d'ici 2027 un suivi du bénévolat » pour être en mesure de le chiffrer dans ses comptes.
Elle demande aussi davantage de transparence dans la communication sur les legs et donations, dont le produit a atteint 15,1 millions d'euros en 2024, afin que les donateurs puissent choisir plus clairement de les affecter au siège ou à un établissement particulier.