Un objectif de 5 % d'emploi direct d'ici 2032
L'UIMM (patronat) et trois syndicats de la métallurgie (CFDT, CFE-CGC, FO) ont signé un accord pour « accélérer » l'emploi des personnes en situation de handicap, pour atteindre 5 % de ses salariés d'ici 2032, a annoncé mercredi 1 avril 2026 l'organisation patronale.
En 2024, la branche affichait « un taux d'emploi direct de personnes en situation de handicap de 4,5 % » (contre 3,6 % en 2010), supérieur selon elle à la moyenne dans l'industrie, « et un taux d'emploi direct majoré atteignant 6 % », soit le taux légal, « contre 5,1 % en moyenne nationale » (en tenant compte de la majoration des bénéficiaires âgés de 50 ans ou plus), indique l'UIMM.
L'obligation d'emploi des travailleurs handicapés (OETH) impose à tout employeur comptant au moins 20 salariés d'employer des personnes ayant une reconnaissance de handicap à hauteur de 6 % du total des salariés, internes ou en intérim. À défaut, elles doivent s'acquitter d'une contribution annuelle. Au total, 66 300 personnes en situation de handicap travaillaient dans des entreprises de la métallurgie en 2024, selon l'UIMM.
Réduire les disparités entre grands groupes et PME
Mais l'organisation pointe des « écarts persistants » entre les grands groupes qui « atteignent ou dépassent les 6 % d'emploi direct » et les entreprises de 20 à 49 salariés qui « se situent à 3,6 % », et souhaite encourager « des efforts supplémentaires ».
D'autant que « 62 % des salariés en situation de handicap de la branche ont 50 ans ou plus, ce qui renforce l'importance du maintien dans l'emploi et de la prévention de la désinsertion professionnelle », souligne l'UIMM.
Sensibilisation et maintien dans l'emploi
L'accord prévoit des « actions de sensibilisation et de communication », avec la promotion des dispositifs d'aides existants et la création d'un « évènement paritaire national pour favoriser l'essaimage des actions exemplaires dans la branche et valoriser les entreprises handi-accueillantes ». Pour ces dernières, l'accord veut demander aux pouvoirs publics « un bonus afin d'encourager leur engagement ».
L'accent est également mis sur la prévention et le maintien dans l'emploi, notamment en précisant les rôles du CSE, des référents handicap et des encadrants, et en encourageant « les aménagements individualisés, y compris le recours au télétravail lorsque c'est possible, avec une attention particulière pour les salariés de 50 ans et plus ».
Enfin, après avoir intégré des volets sur la formation professionnelle, Hubert Mongon, délégué général de l'UIMM, a souligné la nécessité « d'aller plus loin pour accompagner les PME ». Selon lui, cet accord offre désormais à la branche des « outils concrets, simples et efficaces pour continuer à progresser ».
*Union des Industries et Métiers de la Métallurgie
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