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Handicap : l'ARS Île-de-France promet 5 000 solutions

Résumé : Pénurie de places pour les personnes handicapées en Ile de France ! Avec un budget de 200 millions, l'ARS s'engage à créer 5 000 solutions d'accueil d'ici 2022, visant des options innovantes.

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53 000 places pour les adultes et les enfants handicapés, soit un taux d'équipement de 4.64 % pour 1 000 habitants. 20% en dessous de la moyenne nationale ! Le constat est le suivant : la région Île-de-France est aujourd'hui celle qui dispose du plus faible taux d'équipements dans ce domaine. Les 650 places créées en moyenne par an ne suffisent pas à proposer des solutions à tous les Franciliens qui en ont besoin. Certains établissements ont des listes d'attente de plusieurs années, les ruptures de parcours sont fréquentes et plus de 2 000 Franciliens sont aujourd'hui exilés en Belgique.

5 000 solutions d'accompagnement

Développer et transformer les réponses apportées à ce public, c'est ce qu'entend donc faire l'ARS (Agence régionale de santé) d'Ile-de-France. Afin de rattraper ce retard, elle dévoile son plan d'action le 3 juillet 2018 (dossier complet en lien ci-dessous). Sa feuille de route est ambitieuse, avec des ressources annoncées comme « sans précédent » puisque 200 millions d'euros seront engagés pour aboutir à la création de plus de 5 000 solutions d'accompagnement supplémentaires d'ici 2022 et « s'approcher du zéro sans solution ». L'ARS dit vouloir faire « du rattrapage de l'offre et de sa transformation une priorité pour les années à venir », en s'appuyant sur les établissements et leurs équipes qui, selon Christophe Devys, son directeur, « sont les mieux qualifiés pour trouver les solutions nouvelles nécessaires ». Il compte sur leurs « compétences et leur inventivité ».

Des appels à projets novateurs

L'ARS fait ainsi le choix de recourir à un appel à manifestation d'intérêt (AMI) qui laisse une large place à la créativité des gestionnaires et devrait permettre la mise en œuvre rapide de solutions. Une enveloppe de 60 millions d'euros est dédiée. La phase de dépôt des candidatures sera possible sur deux périodes, la première entre le 3 juillet 2018 et le 15 octobre 2018 et la seconde au premier trimestre 2019. D'autres fenêtres pourront être ouvertes au 2e semestre 2019 et en 2020. Pour accompagner cette dynamique, elle crée également l'espace « Handicap innovation » afin d'étudier et de faire connaître des projets innovants conduits en France et à l'étranger en matière d'autonomie et d'inclusion. Enfin, l'ARS poursuivra une politique active d'appels à projets afin de renforcer l'offre en matière d'inclusion, d'accès aux soins et d'amélioration des parcours.

4 grands principes

Avec cette démarche, l'agence entend se rapprocher de quatre grands principes : accueillir tous ceux qui en ont besoin sans que le manque de moyens ou de places ne puisse être opposé, préférer dès que possible des solutions de vie en milieu ordinaire, décloisonner tous les secteurs notamment entre le sanitaire et médico-social et, enfin, permettre la participation de tous les acteurs concernés. D'autres mesures en faveur de l'inclusion sont soutenues par l'ARS dans les domaines de l'école, l'emploi, des soins, du logement… Elle a, par exemple, financé en 2017 une première solution d'habitat inclusif dans l'Essonne ou lancé six dispositifs d'emploi accompagné qui concernent environ 240 personnes.

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr"


Commentaires

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Le 12-07-2018 par djoss :
je suis dans le Nord et père d'un garçon de 30 ans handicapé mental ; et je constate que pour la région parisienne c'est le même bla-bla autour de l'inclusion qui est un mot de la nov-langue macronienne (ou équivalent) pour dire on ne met plus de sous dans des structures d'hébergement, comme par exemple des foyers d'hébergement, car l'encadrement (nécessaire) coute trop cher. "Ils" font semblant de croire qu'il n'y pas ou peu de catégories de handicapés pour lesquels il y a besoin de structures spécialisées. Que faire pour débloquer le robinet à argent public ? Les associations type Papillons Blancs comme ici ne veulent pas entendre de mot d'ordre revendicatif contre le gouvernement. Pour eux, on se tait et on accepte la situation.

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