Les chercheurs ne torturent pas les animaux ! selon 9 asso

Résumé : "Non, les chercheurs ne torturent pas les animaux !". Face aux critiques, des associations du champ du handicap demandent au gouvernement de mieux informer le public sur l'expérimentation animale, indispensable selon elles à la recherche.

Par , le 

Lire les réactions et réagissez !

« Nos organisations, qui contribuent au financement de la recherche française grâce à la générosité publique, sont de plus en plus fréquemment questionnées, interpellées voire attaquées par des acteurs de la cause animale qui nient le principe même de l'expérimentation animale », écrivent neuf associations, dont l'AFM-Téléthon et France Alzheimer, dans une lettre ouverte à la ministre de la Recherche, Frédérique Vidal. « Nous vous demandons d'organiser dès maintenant une véritable opération d'information citoyenne capable de répondre à ces interrogations qui, peu à peu, rompent la confiance dans le travail exemplaire de nos chercheurs et dans nos organisations », poursuivent-elles.

Une prise de parole nécessaire du gouvernement

« Non, les chercheurs ne torturent pas les animaux ! Il est temps que les autorités prennent la parole sur ce sujet !», plaide Laurence Tiennot-Herment, présidente de l'AFM-Téléthon. Elle réclame à la ministre « une prise de parole forte et une action urgente pour soutenir la recherche médicale, les chercheurs, et expliquer pourquoi la recherche animale est une étape incontournable, encadrée par la réglementation et strictement contrôlée par les autorités ». « Cette réalité, les Français l'ignorent souvent et à juste titre s'interrogent. La pédagogie vers le grand public est donc indispensable pour répondre aux questions légitimes et surtout ne pas laisser libre cours aux fantasmes et aux informations fausses », dit-elle à l'AFP.

Un groupe de réflexion sur le bien-être animal

Dans le même temps, l'AFM-Téléthon annonce le démarrage du premier essai de thérapie génique pour la myopathie myotubulaire chez l'Homme, qui n'a pu être envisagé qu'après des tests réalisés sur des souris et des chiens (articles en lien ci-dessous). La lettre ouverte est également signée par l'Association française des hémophiles, la Fondation ARSEP, la Fondations maladies rares, la Fondation du rein, Rétina France, Sidaction et Vaincre la mucoviscidose. Ces structures espèrent être « associées » au futur groupe de réflexion sur le bien-être animal, dont la création prochaine a été annoncée début août par le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.

© Lightfield Studios/Fotolia

Lire les réactions et réagissez !  

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© (2017) Agence France-Presse.Toutes les informations reproduites sur cette page sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations ».


Commentaires

Réagissez à cet article

Le 27-09-2017 par RobinG :
"La recherche animale est une étape incontournable"
Bon, alors des tests sont faits sur les animaux, qu'on les utilise comme cobayes, je ne vois pas en quoi ce n'est pas de la torture (emprisonnement, tests, études, etc). Si ce n'est pas de la torture, pourquoi ne pas le faire sur des volontaires ?
Oh, et ce n'est pas une étape incontournable. D'une part, il a été prouvé que les recherches sur animaux sont rarement concluantes (on est légèrement différent au niveau génétique, quand même, et même avec un animal ayant 99% de gène en commun ça reste non concluant dans beaucoup de cas...), et en plus une entreprise a montré qu'il était possible de faire des tests sur des cellules humaines, sans faire souffrir personne, car elles sont maintenues en vie en laboratoire.
C'est bien mignon de dire "mais si, regardez, on a sauvé ces chiens !", mais combien d'autres sont morts ?
Je n'ai rien contre la recherche, je peux comprendre que la santé de tous vaut mieux que celle de quelques-uns. M

Le 28-09-2017 par Johnny22 :
Je ne crois pas que les animaux ne sont pas maltraités.

Soumettre votre avis

Rappel :

  • Merci de bien vouloir éviter les messages diffamatoires, insultants, tendancieux...
  • Pour les questions personnelles générales, prenez contact avec nos assistants
  • Avant d'être affiché, votre message devra être validé via un mail que vous recevrez.

Haut

Recevez la newsletter Handicap.fr