Autisme: Létard pour plus de complémentarité entre les méth

29 mai 2009 • Par L'AFP pour Handicap.fr

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PARIS, 28 mai 2009 (AFP) -
"Nous avons encore besoin de progresser dans la voie du dialogue entre tenants d'approches différentes", a affirmé Valérie Létard, lors d'une visite d'un institut médico-éducatif (IME) "Notre école" dans le XVème arrondissement de Paris.
La prise en charge de l'autisme fait l'objet d'une vive opposition entre les partisans d'une méthode de soin psychiatrique d'une part et éducative d'autre part.
En 2008, "1.158 places nouvelles ont été autorisées et financées. (...) Au rythme où nous allons, nous aurons atteint les 4.100 places fixées par le plan en trois ans au lieu de cinq", s'est félicitée la secrétaire d'Etat.
"Cela fait 25 ans que l'on était dans une situation de blocage par rapport à l'autisme, là, nous avons un plan ambitieux", a-t-elle assuré.
Les objectifs de ce plan de 187 millions d'euros visent "à accroître la capacité d'accueil pour les enfants autistes et développer des formes de prise en charge plus innovantes", a-t-elle rappelé.
"Notre souci, ce n'est pas de privilégier une voie par rapport à une autre.
Mais le plan a ouvert la voie de l'éducatif, qui n'existait pas dans les précédents plans autisme", a expliqué à l'AFP la secrétaire d'Etat.
"Nous voulons expliquer à des professionnels sceptiques qu'il y a un avantage à s'ouvrir à d'autres méthodes: il faut une vraie complémentarité", a-t-elle poursuivi.
Le plan autisme prévoit en outre "la réalisation d'un socle commun de connaissance qui fasse enfin consensus". Le document élaboré par la Haute autorité en santé devrait être prêt d'ici la fin de l'année.
Le recours à la pratique très contestée du "packing", qui consiste à empaqueter dans des serviettes mouillées les autistes "présentant des troubles sévères du comportement", doit rester "strictement limité", selon Mme Létard.
Il nécessite une "information précise des parents (...) et l'accord exprès de ceux-ci", a-t-elle dit, soulignant que cette pratique "n'a pas fait l'objet de validation scientifique".
"Tout recours en dehors de ce cadre (...) peut légitimement donner lieu à un signalement, en vue d'une enquête DDASS et même à un signalement judiciaire, en cas de soupçon de maltraitance", a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, Mme Létard a tenté de rassurer des militants associatifs dont ceux de Léa pour Samy, regroupés devant l'IME, notamment pour leur signifier que six projets de structures expérimentales seraient acceptés, malgré un avis négatif du Comité régional d'organisation sanitaire et médico-sociale (Crosms), rendu le 14 mai.
ctx/vdr/bma

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