La déficience motrice

Une déficience motrice est une atteinte de la motricité...

12 novembre 2009 • Par

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La déficience motrice

par l'Association des paralysés de France

 

Une déficience motrice est une atteinte (perte de substance ou altération d'une structure ou fonction, physiologique ou anatomique) de la motricité, c'est-à-dire de la capacité du corps ou d'une partie du corps à se mouvoir ou à se maintenir dans une position donnée de façon ordinaire, quels que soient le but et la fonction du mouvement produit ou du positionnement obtenu :

  • déplacement (locomotion, transferts, etc.) ;
  • fonction posturale (se tenir debout, assis, etc.) ;
    - action sur le monde extérieur (préhension, manipulation d'objet, etc.) ;
  • communication (parole, gestes et mimiques, écriture, etc.) ;
  • alimentation (mastication, déglutition, etc.) ;
  • perception du monde extérieur (mouvement des yeux, de la tête...) ;
  • mouvement réflexe (exemple : retrait de la main qui touche un objet brûlant) ; motricité automatique (sphincter, muscles de la paroi intestinale) ; etc.


Les grandes typologies d'atteinte de la motricité

La proximité des structures sensitives et motrices explique l'association fréquente des troubles moteurs et sensitifs, que ce soit par lésion cérébrale (exemple : accident vasculaire touchant les aires motrices et sensitives), médullaires (exemple : paraplégie traumatique touchant l'ensemble des cordons de la moelle), ou neurologique périphérique (exemple : section d'un nerf périphérique).

Les différentes déficiences touchant les organes de la motricité entraînent, de façon plus ou moins sévère, de façon plus ou moins diffuse ou associée, des symptômes (signes cliniques) en rapport direct avec les structures touchées. L'association caractéristique de plusieurs symptômes réalise un syndrome. Un syndrome est souvent évocateur d'une atteinte précise,
mais celle-ci peut relever de causes parfois très différentes (par exemple : un syndrome parkinsonien ne s'observe pas que dans la maladie de Parkinson). On peut évoquer de façon brève et schématique les plus répandus.

Les lésions peuvent être encéphaliques, médullaires, atteinte des nerfs périphériques, lésions  de la jonction neuromusculaire, musculaires, osseuses, déformations ostéo-articulaires, articulaires...


Pour en savoir plus
Castaigne A., Neurologie, Paris, Abrégé Masson.
Delmas J. et A., Voies et centres nerveux, Paris, Masson.
Robert C. et Vincent P., Biologie et physiologie humaines, Paris, Vuibert, 1995.
Viel E., Plas F. et coll., Neurologie centrale chez l'adulte et réadaptation, Dossiers de
kinésithérapie, Paris, Masson, 1993.
Vincent P., Le corps humain, Paris, Vuibert, 1994.

 

Source : "DEFICIENCES MOTRICES ET SITUATIONS DE HANDICAPS" - ed. APF - 2002

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