Le gouvernement a rejeté jeudi l'avenant 72 prévoyant une augmentation de 64 € brut mensuels pour les aides à domicile, alors que le secteur subit une pénurie de personnel et des rémunérations souvent inférieures au Smic.
Un secteur en tension
Les employeurs associatifs de l'aide à domicile ont déploré vendredi 20 mars 2026 la décision de l'État, dénonçant une "pénurie de main-d'œuvre croissante".
Une hausse déjà négociée
En octobre dernier, l'organisation patronale USB-Domicile, en accord avec la CGT et la CFDT, avait signé l'avenant 72 à la convention collective de la branche, visant à augmenter de 64 euros brut par mois les salaires, notamment pour rattraper le Smic.
Refus officiel du ministère
Dans un arrêté publié jeudi 19 mars 2026, le ministère de la Santé a refusé d'agréer l'accord. C'est le troisième refus de ce type depuis 2025, selon Anne Cousin, directrice de la fédération Una.
Conséquences pour les salariés et les services
L'USB-Domicile souligne que cette décision "pauperise les professionnels, très majoritairement des femmes", et fragilise les services déjà exsangues, privant les personnes âgées et handicapées des moyens humains nécessaires.
Un secteur en souffrance
La branche emploie 95 % de femmes, souvent à temps partiel, et a perdu 15 % de ses effectifs ces dernières années, alors que les besoins augmentent avec le vieillissement de la population et la hausse de la dépendance.
