Sexualité et handicap : une campagne vise les députés

Résumé : L'Appas, qui promeut l'accompagnement sexuel des personnes handicapées, interpelle les députés avec une campagne " en dessous de la ceinture ". Elle fait une proposition de loi pour légaliser cette pratique encore interdite en France.

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Les députés interpellés sur un sujet « en dessous de la ceinture » qui les concerne ! Ça se passe le 3 décembre 2018, à l'occasion de la Journée internationale des personnes handicapées, à l'initiative de l'Appas (Association pour la promotion de l'accompagnement sexuel). « Chez la personne en situation de handicap, il y a des sentiments, des envies et des désirs que la société ne veut pas voir. Il y a surtout une réalité que nous souhaitons mettre en lumière. Et un tabou que nous voulons faire tomber », explique Marcel Nuss, son fondateur, essayiste, conférencier et auteur de nombreux ouvrages sur ce thème.

Une proposition de loi

L'association, créée en 2013, milite depuis des années pour qu'une loi soit votée afin de légaliser l'accompagnement à la vie affective et à la santé sexuelle, comme c'est le cas dans d'autres pays européens tels que l'Allemagne, la Suisse ou les Pays-Bas. Via cette campagne, elle met à disposition des parlementaires un projet de loi qui vise à légaliser et à réglementer cette pratique via un encadrement et une formation strictes. « La sexualité, ce n'est pas le sexe, précise Marcel Nuss. C'est une présence. Un partage. Une chaleur. C'est être avec l'autre. Et tout le monde aspire à l'être. ». A ce titre, l'association forme des accompagnants sexuels et, à ce jour, a reçu près de 1 200 demandes d'accompagnement, a permis près de 400 accompagnements sexuels et a formé 52 personnes (dont 40 % d'hommes), volontaires et autonomes. En 2015, elle recevait, pour son engagement, le coup de cœur du jury prix OCIRP Handicap (article en lien ci-dessous).

Des conférences en décembre

Imaginée et conçue par l'agence de communication no feelings, cette campagne se déclinera en mailing à destination des députés et députées -il existe deux affiches : hommes et femmes-, en affichage, sur le web et en social média via l'hashtag #EnDessousDeLaCeinture. Afin de soutenir ce lancement, des conférences sont programmées, à Nantes (le 7 décembre) puis à Clichy (le 13 décembre) avec des sexologues, des juristes et des accompagnants.

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Commentaires

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Le 04-12-2018 par Tsaag Valren :
Toutes les personnes handicapées ne sont pas favorables à l' "accompagnement sexuel", forme de prostitution déguisée. En espérant que l'interdiction soit maintenue, et merci au CLHEE pour son action.

Le 05-12-2018 par Libertas :
Toutes les personnes handicapées sont libres de choisir, et personne ni aucune associations n'ont le droit de leur interdire le 'droit à vivre leur sexualité' si tel est leur désir, et encore moins de leur faire du moralisme frustrateur et/ou faisant glisser vers le combat féministe, qui est d'un autre ordre.
L'accompagnement sexuel est une nécessité pour bon nombres de personnes handicapées, homme comme femme en France.
Ne prenez pas de décisions à leur place.
Merci pour eux.

Le 08-12-2018 par Stef :
Ouï sa vraie il non aucun droit de se mêlent r de la vie privée sur quand et sous curatelle et set malheureusement malhonnêtes de nous faire sa et surtout diriger notre vie comme en l'entends et d'avoir une femme et une vie de famille tranquille et ceci à dénoncer sur tout la France pour atteint e à la vie privée et les tribunaux non aucun droit de nous interdire de nous marier avec la personne de notre choix

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