Film Vincent et moi : trisomique, laissez-le devenir adulte 

Résumé : Le film "Vincent et moi" dévoile le quotidien de Vincent, 20 ans, porteur de trisomie 21. Il aimerait gérer sa vie, travailler et fonder une famille. Réalisé par son père, ce documentaire sort en salles le 21 mars 2018.

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« Vincent donne envie de se battre pour lui tellement il a une sorte d'innocence, d'évidence. Il mérite d'être avec les autres, et, aujourd'hui, la vraie question qui se pose, c'est comment ça va pouvoir continuer dans le cadre de sa vie professionnelle ». C'est ainsi que commence Vincent et moi, un documentaire sur un jeune homme porteur de trisomie 21 qui décide de se lancer dans la vie active. Il aimerait vivre comme tout le monde, être autonome et indépendant. Son père, Édouard Cuel, a réalisé ce film avec Gaël Breton, durant 3 ans. Il sort à l'occasion de la Journée mondiale de la trisomie, le 21 mars 2018.

Davantage de défis

Ce documentaire nous plonge dans le quotidien difficile de Vincent, qui avance dans ce monde avec davantage de défis à relever que les autres. « Aider un enfant handicapé à progresser dans la vie est très difficile, explique Edouard Cuel. Pour Vincent, à l'école, ça a toujours été une bataille, rien que pour faire ouvrir des classes au fur et à mesure qu'il avançait. Il a toujours été sur le front de vague, et qui dit 'pionnier' dit 'bataille'. » Tout au long du film, Vincent grandit, gagne en maturité, prend des responsabilités. Ceinture noire de karaté, il aimerait enseigner ce sport ; son professeur, une grande figure du karaté mondial, croit en lui, l'y incite. « Chez lui, il y a comme une forme de sagesse, de lumière qu'il renvoie, et il y a quelque chose de bon qui peut nous servir à tous dans nos vies », souligne Gaël Breton. Malgré les difficultés, Vincent apprend à se débrouiller, à gérer correctement son travail, à avoir une vie sociale. Son père met tout en œuvre pour qu'il ait une vie « comme tout le monde ». Ce documentaire est un témoignage poignant sur le combat d'un père pour faire reconnaître les droits de son fils, une véritable quête d'intégration.

Si peu de tolérance

Édouard Cuel regrette qu'encore aujourd'hui les gens soient si peu tolérants face aux personnes en situation de handicap. « Le principe de l'intégration des enfants avec un handicap est inscrit dans la loi, c'est l'adaptation. Et certaines personnes trouvent que s'adapter est un problème car cela oblige à se poser des questions qui, selon elles, cassent le principe d'égalité. Alors que, justement, dans le cas du handicap, respecter l'égalité, c'est apporter des compensations. », explique-t-il. Au-delà de la déclaration d'amour d'un père à son fils, Édouard veut faire passer un message. Pour lui, il faut écouter les jeunes en situation de handicap, les respecter, les observer, voir ce dont ils ont besoin, mettre en place des méthodes spécifiques. « Ils peuvent contribuer, à leur manière, à notre société. Ils ont une volonté et une réelle envie de participer. Il faut pouvoir leur donner les moyens en se penchant sur la question de l'adaptation, rajoute Gaël Breton. Il y a encore du chemin à faire mais il faut rester optimiste. Continuons à rappeler aux entreprises et aux institutions qu'une rencontre est toujours possible et peut être bénéfique pour tous ! »

Des initiatives en ce sens…

Le 21 mars, jour de sa sortie, le café Joyeux est inauguré à Paris, qui a la particularité de n'employer que des personnes avec un handicap mental (article en lien ci-dessous). Ce docu fait également écho au film chilien L'école de la vie, sorti en novembre 2017 ; un bijou d'humour, de révolte et d'émotions qui abordait déjà le thème de l'autonomie des personnes trisomiques. Un sujet qui interroge au-delà de nos frontières. Des raisons d'y croire ?

© Vincent et moi

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Juliette Lamy , journaliste Handicap.fr"


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