Étudiants handicapés : des aménagements sont à prévoir !

23 257 étudiants handicapés à l'université, soit 1,22% de la population étudiante, un public amené à s'étoffer à l'avenir. La médiatrice de l'Éducation nationale rend ses conclusions et préconisations : des aménagements sont à prévoir !

27 juin 2018 • Par L'AFP pour Handicap.fr

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Des aménagements sont à prévoir dans les établissements de l'enseignement supérieur pour les étudiants en situation de handicap a souligné le 27 juin 2018 la médiatrice de l'Éducation ; elle remettait son rapport portant sur l'année 2017 intitulé « Plus de proximité, pour plus d'équité » avec un focus spécifique sur la poursuite et la réussite des études supérieures de ce public. Actuellement, ils sont 23 257 à l'université, soit 1,22% de la population étudiante.

Quelques préconisations

Autoriser tous les candidats à composer au choix sur une copie ou sur ordinateur, concevoir des sujets d'examens compatibles avec différentes formes de handicap, mettre en place le matériel et logiciel adaptés pendant le déroulement des épreuves : ce sont quelques-unes des préconisations de Catherine Becchetti-Bizot et ses équipes. Même si le nombre de réclamations concernant les étudiants - moins d'une centaine chaque année - est nettement inférieur à celui de l'enseignement scolaire, "on a fait l'hypothèse qu'il y aurait une hausse sensible des étudiants en situation de handicap dans les années à venir", a souligné Mme Becchetti-Bizot. La médiation de l'Education a porté une attention particulière à l'accès de ces élèves à l'enseignement supérieur, dans le cadre de la mise en place cette année de la nouvelle plateforme d'admission post-bac, Parcoursup (article en lien ci-dessous).

Des bémols avec Parcoursup

Elle a en effet "été alertée par un certain nombre d'associations sur le fait que les critères retenus paraissent peu favorables à certaines formes de handicaps". Notamment, la "fiche avenir", où sont détaillés les projets d'orientation, les notes, les appréciations des enseignants et l'avis du chef d'établissement, peut constituer un frein, alerte la médiation. Par exemple, "pour les lycéens souffrant de troubles du comportement, de troubles autistiques, ou dys, certaines appréciations portées par les enseignants risquent, dans la mesure où elles seront sorties de leur contexte, de les desservir pour l'entrée dans l'enseignement supérieur", met-elle en garde.

La médiatrice recommande ainsi de sensibiliser les professeurs principaux aux difficultés scolaires qui peuvent être liées au handicap, notamment aux handicaps "invisibles". Elle préconise aussi d'alerter les chefs d'établissements sur le fait que certaines mentions figurant dans le dossier scolaire peuvent donner lieu à de mauvaises interprétations.

© Twitter Frédérique Vidal

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