L'année 2026-2027 devrait apporter de nombreux changements aux élèves avec un ou plusieurs troubles du neurodéveloppement (TND) d'après un communiqué de presse publié le 31 août 2026 par le ministère de la Santé, des Familles et de l'Autonomie des Personnes handicapées. En effet, 70 dispositifs spécifiques ouvriront durant l'année scolaire sur tout le territoire, à destination des élèves avec un trouble du spectre de l'autisme (TSA), des troubles « dys », des difficultés attentionnelles (TDAH) ou encore un trouble du développement intellectuel (TDI).
Parmi ces dispositifs figurent 16 unités d'enseignement maternel autisme (UEMA). À l'école élémentaire, 30 dispositifs supplémentaires prendront la forme d'unités d'enseignement élémentaire autisme (UEEA) ou d'équipes d'autorégulation. Le second degré est aussi concerné par ces dispositifs, car 22 équipes d'autorégulation seront déployées en collège et deux au niveau lycée. L'une d'entre elles a été mise en place au lycée Les Vaseix de Verneuil-sur-Vienne (Haute-Vienne), unique lycée agricole à en être équipé. Toutes ces nouvelles mesures font par ailleurs partie de la stratégie 2023-2027 pour les troubles du neurodéveloppement du gouvernement (TND : quel bilan pour la stratégie nationale 2025-2026), présentée pendant la Conférence nationale du handicap (CNH), le 4 septembre 2026. L'objectif ? Favoriser l'inclusion des élèves en situation de handicap au sein du système scolaire français.
25 professionnels déployés pour accompagner les enseignants
Au-delà des unités spécialisées, la présence de professeurs dits « ressource TND » devrait également être renforcée avec le déploiement de 25 nouveaux professionnels. Ces derniers ont pour but d'accompagner les enseignants et de les aider à mettre en place des pratiques inclusives au sein de leurs classes (Élèves TND : un "lab" pionnier dans le 93). Cette dynamique devrait se poursuivre l'année scolaire suivante avec 26 professeurs ressource déployés en 2027. L'objectif final du gouvernement est de disposer de 202 professionnels pour accompagner les enseignants.
33 % des professeurs formés par leurs propres moyens
Pourtant, ce sont ces mêmes enseignants qui pointent du doigt les formations qui leur ont été dispensées. C'est ce que démontrent les résultats de l'enquête publiée en juin dernier par la Fédération France TND et la Fédération dyspraxique mais fantastique. En effet, un peu plus de la moitié des professionnels ayant répondu ont bien reçu une formation, mais parmi eux, 33 % l'ont été par leurs propres moyens et sur leur temps personnel. Même s'ils sont formés, les professeurs relatent majoritairement un manque de temps pour adapter convenablement leurs cours et l'absence d'outils nécessaires à cela.
Les élèves jugent leurs aménagements insuffisants
Du côté des élèves, le constat sur le manque de formation est le même. Plus de la moitié des collégiens et lycéens interrogés dans le cadre de l'enquête juge les aménagements mis en place insuffisants et 34 % déclarent ne pas se sentir inclus. La particularité de ces élèves est qu'ils peuvent cumuler les TND et donc avoir besoin de solutions d'autant plus personnalisées. La moitié des adolescents déclare, par ailleurs, ne pas être heureuse d'aller à l'école. La fatigue est aussi un élément marquant de leurs témoignages : ils jugent les locaux scolaires inadaptés et ressentent une surcharge sensorielle. Selon eux, l'idéal serait d'avoir plus d'espaces ressources et de salles de répit (École inclusive : les enfants du CNCPH passent à l'action), direction que semble prendre le gouvernement.
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