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Paralympiques Tokyo : toutes les médailles françaises (1/3)

Quelles sont les médailles glanées par l'équipe de France aux Jeux paralympiques de Tokyo, du 24 août au 5 septembre 2021 ? Voici la première partie des médailles (du 24 au 29 août) mise à jour au fil des performances des 138 athlètes tricolores...

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Alignée dans 19 disciplines (sur 22 possibles), l'équipe de France totalise 54 breloques dont 11 en or, 15 en argent et 28 en bronze, se classant ainsi à la 14ème place au tableau des médailles.

Voici la liste des médailles glanées par la délégation française du 24 au 29 août 2021 aux Jeux paralympiques de Tokyo. Retrouvez celles remportées du 30 août au 2 septembre, puis du 3 au 5 septembre dans les articles en lien ci-dessous.

Les résultats en temps réel de l'équipe de France sont disponibles sur le site :
https://resultats.equipedefrance.com/tokyo-2020

Tésor Makunda, athlétisme, bronze

Il porte bien son nom... Le 29 août, Trésor Makunda, malvoyant depuis l'enfance en raison d'une rétinopathie pigmentaire, et son guide Lucas Mathonat s'emparent du bronze au 400m T11 avec un chrono de 51.74. Une cinquième médaille paralympique pour l'athlète de 37 ans déjà présent aux Jeux d'Athènes en 2004.

Hélios Latchoumanaya, judo, bronze

Hélios Latchoumanaya avait assuré qu'il ne repartirait pas de Tokyo sans médaille. Le judoka déficient visuel de 21 ans avait vu juste... Espérant décrocher l'or, il repart finalement de sa première olympiade avec le bronze dans la catégorie des moins de 90 kg, plus confiant que jamais pour Paris 2024.

Damien Tokatlian, Maxime Valet et Romain Noble, escrime, bronze

Le 29 août, le trio de fleurettistes français arrache la médaille de bronze en escrime fauteuil à la Russie, avec un score de 45 à 40. Une belle revanche après la défaite face aux Britanniques en demi-finale (45-23).

Matéo Bohéas, tennis de table, argent

Le 29 août, Matéo Bohéas s'empare de l'argent en tennis de table classe 10 face au numéro un mondial, le polonais Patryk Chojnowski. Né avec un pied bot à gauche, une malformation congénitale de naissance, qui bloque sa cheville et atrophie son mollet, le pongiste est contraint de jouer avec des semelles orthopédiques. Habitué à côtoyer les salles de tennis de table depuis tout petit, grâce à ses parents et ses frères et sœurs pongistes, il a un véritable coup de cœur pour la raquette. A 24 ans, il rêve de devenir numéro 1 mondial.

Souhad Ghazouani, halthérophilie, bronze

Souhad Ghazouani s'offre le bronze, de justesse, en para développé couché (catégorie -73 kg) en soulevant une barre de 132 kg à son dernier essai. Paraplégique depuis la naissance, l'athlète de 39 ans entre dans l'histoire en remportant sa cinquième médaille en cinq participations aux Jeux paralympiques. Reçu 5 sur 5 !

Quatre barré mixte, aviron, bronze

Nouvelle médaille pour le para aviron tricolore ! Après Nathalie Benoit, le quatre de pointe barré mixte, composé de Rémy Taranto, Antoine Jesel, Erika Sauzeau, Margot Boulet, Robin le Barreau (barreur), monte sur la troisième marche du podium, aux côtés des intouchables Britanniques et des Américains, deuxièmes.

Nathalie Benoit, aviron, bronze

Le 28 août, neuf ans après sa médaille d'argent à Londres, Nathalie Benoit surfe de nouveau sur la vague paralympique en s'emparant du bronze à Tokyo, en skiff (catégorie PR1). Une victoire particulièrement émouvante pour cette marseillaise de 41 ans qui avait été contrainte d'arrêter l'aviron en raison de l'évolution sa maladie. Atteinte d'une sclérose en plaque depuis l'âge de 17 ans, Nathalie Benoit se déplace en fauteuil depuis ses 25 ans et découvre le para aviron peu de temps après. Depuis, elle cumule les titres mondiaux et n'hésite pas à « ramer » pour la cause environnementale, comme en 2013 où elle parcouru 1 000 km pour rallier Paris à Marseille.

Lea Ferney, tennis de table, argent

Le 28 août, à 17 ans, Léa Ferney remporte l'argent en para tennis de table (catégorie 11). Elle a découvert cette discipline par hasard à l'âge de 7 ans et arrive au Sport adapté, dédié aux personnes avec une déficience intellectuelle, en 2015 avant d'être inscrite sur la liste ministérielle des sportifs de haut niveau depuis 2016.

Marie-Amélie le Fur, saut en longueur, argent

Le 28 août, Marie-Amélie le Fur fait un bond vers l'argent en saut en longueur (catégorie T64). Favorite après son record du monde en février dernier à 6,14 m, la Tricolore a su tenir son rang mais elle est tombée sur plus forte qu'elle. Elle accroche ainsi sa 9ème victoire paralympique à son palmarès. Suite à un accident de scooter en 2004, elle doit être amputée et interrompre sa passion pour le métier de sapeurs-pompiers. Quatre mois seulement après, elle reprend la course à l'occasion du tournage d'un téléfilm, pour ne plus s'arrêter et enchaîner les performances au plus haut-niveau paralympique, en sprint et longueur. A 32 ans, ce seront les derniers Jeux de celle qui est également présidente du Comité paralympique et sportif français.

Raphael Beaugillet, cyclisme, bronze

Le 28 août, Raphael Beaugillet, 31 ans, s'octroie le bronze en cyclisme sur le 1000 m avec son tandem, le septuple champion du monde François Pervis (36 ans), qui s'est investi dans le projet début 2020, et devient au passage l'un des très rares athlètes à être médaillés aux JO (3e en 2016 avec la vitesse par équipe) et aux Paralympiques. Raphael est diagnostiqué en 2009 d'une neuropathie optique, une maladie qui altère progressivement la vue. Alors qu'il jouait encore au football, il décide de bifurquer vers le cyclisme, qui l'avait toujours attiré. Il se met au tandem, d'abord sur route, puis sur piste.

Maxime Thomas, tennis de table, bronze

Le 28 août, comme à Rio, le pongiste en fauteuil Maxime Thomas a pris aussi la troisième place en individuel (catégorie 4), sa quatrième médaille paralympique additionnée à celles obtenues par équipes. En fauteuil depuis l'âge de 15 ans, Maxime débute le para tennis de table en 2000 à sa sortie de l'hôpital. Sélectionné en équipe de France en 2003, il maîtrise tous les compartiments du jeu, pense vite, joue rapidement et sait imposer son énergie incroyable.

Lucas Creange, tennis de table, bronze

Le 28 août, Lucas Creange remporte le bronze en para tennis de table (catégorie 11). Après s'être illustré en remportant le Master de Corée et en raflant 4 médailles d'or au cours des Global Games 2015, plus grande compétition internationale pour les sportifs déficients intellectuels, Lucas a montré qu'il faisait partie de l'élite de la discipline. En 2018, il a rejoint la commission des athlètes de Paris 2024.

Anne Barneoud, para tennis de table, bronze

Le 28 août, Anne Barneoud, 37 ans, remporte le bronze en para tennis de table (catégorie 7). Elle est en situation de handicap depuis l'âge de 4 ans, suite à un AVC. Elle débute dans le sport par la natation quand elle a 7 ans. Battante dans l'âme, Anne s'intéresse très vite à la compétition mais, contrainte d'arrêter la natation pour des raisons de santé, elle découvre le para tennis de table et se prend vite au jeu pour atteindre le plus haut niveau.

Thu Kamkasomphou, tennis de table, bronze

Le 28 août, Thu Kamkasomphou (catégorie 8), 52 ans, a signé un sixième podium individuel en six Jeux paralympiques. Elle avait commencé son aventure paralympique en 2000 par un titre à Sydney (en catégorie 9 à l'époque). Thu s'initie au tennis de table à 12 ans mais on lui diagnostique 5 ans plus tard une maladie auto-immune, la périartérite noueuse. Malgré la découverte du para tennis de table sur le tard, elle va se bâtir un palmarès exceptionnel, qu'elle n'aurait jamais imaginé « en valide ».

Alexis Hanquinquant, triathlon, or

Le 28 août, Alexis Hanquinquant, 35 ans, se couvre d'or en triathlon (catégorie PTS4). Le triple champion du monde a parfaitement assumé son statut de favori. Avant le para triathlon, Alexis a été basketteur puis boxeur en full contact à haut niveau. Dans cette dernière discipline, il devient champion de France en mai 2010. Deux mois plus tard, il est victime d'un accident alors qu'il travaillait dans une entreprise de bâtiment, sa jambe droite est broyée par un engin. En septembre 2013, il demande à se faire amputer. Il se lance dans le para triathlon deux ans plus tard.

Annouck Curzillat, triathlon, bronze

Le 28 août, Annouck Curzillat remporte le bronze en para triathlon (catégorie PTV11) avec sa guide Céline Bousrez (attachée par la cuisse pendant la natation, en tandem pour la route et liée par le poignet en course). La jeune femme de 29 ans est atteinte d'une cécité congénitale suite à une rétinite pigmentaire. Avant le para triathlon, elle s'est adonnée à différents sports, en loisir : ski, équitation, aïkido et escalade. Annouck découvre le triathlon handisport en 2014, par hasard, grâce à un pompier. Elle n'intègre l'équipe de France que lors des Mondiaux de Lausanne en août 2019. Son meilleur souvenir est sa 4e place lors des championnats d'Europe 2019.

Ronan Pallier, saut en longueur, bronze

Le 27 août, Ronan Pallier, 50 ans, est médaillé de bronze en saut en longueur (catégorie 11), grâce à un saut à 6m15. Ancien sauteur en longueur licencié à la Fédération française d'athlétisme, Ronan doit mettre sa carrière de haut niveau entre parenthèse à cause d'une maladie qui le prive petit à petit de la vue. Déficient visuel, le natif de La Réunion retrouve le goût de la performance avec le para athlétisme. En 2008, à l'occasion des Jeux paralympiques de Pékin, il décroche, en équipe, la médaille de bronze du relais 4x100m. Sa déficience visuelle accentuée, l'athlète installé à Nantes ne retrouvera le haut niveau qu'en 2018 à l'occasion des Championnats d'Europe de Berlin. Un bond à 6m16 le propulse alors sur la seconde marche européenne.

Alex Portal, natation, bronze

Il l'a obtenu son podium ! Après la déception de terminer quatrième du 100m papillon le 25 août, Alex Portal s'est emparé du bronze sur le 400m nage libre S13, deux jours plus tard.

Mandy François-Elie, athlétisme, bronze

Après l'or aux Jeux paralympiques de Londres en 2012 sur 100m et l'argent à Rio en 2016, Mandy François-Elie décroche la médaille de bronze sur 200m (T37) le 27 août 2021 à Tokyo, ouvrant la voie au para athlétisme français ! Victime d'un accident vasculaire cérébral en 2008, la jeune femme, alors âgée de 18 ans, se réveille hémiplégique, partiellement paralysée du côté droit du corps. Cet accident marque la fin de sa carrière d'athlète "valide" et le début de celle de parasportive.

Sandrine Martinet, judo, argent

Le 27 août, des larmes en argent pour Sandrine Martinet, malvoyante, qui s'offre la deuxième marche du podium en judo, -52 kg. A 38 ans, la porte-drapeau française remporte la 4e médaille olympique de sa carrière qui s'achève a priori. Grande favorite au titre paralympique en 2012, elle se brise la malléole en demi-finale… tout s'écroule ! Quatre ans plus tard, Sandrine revient à Rio plus fort et décroche l'or paralympique tant attendu (-52 kg). Pour ses 5è Jeux, à Tokyo, elle relevait le défi dans une catégorie inférieure (-48 kg).

Dorian Foulon, cyclisme, or

Après Alexandre Léauté, c'est au tour de Dorian Foulon d'être sacré champion paralympique de la poursuite individuelle sur 4000 m (catégorie C5) en para cyclisme. Né avec un pied bot à l'envers, il subit plusieurs opérations afin de le remettre vers l'avant. Pour l'empêcher de retrouver sa position initiale, le chirurgien effectue une arthrodèse qui bloque sa cheville. Jeune, ses médecins lui déconseillent de pratiquer les sports collectifs ; inspiré par sa mère, il se tourne alors vers le cyclisme. Depuis, l'athlète de 23 ans entretient une réelle passion avec son sport.

Alexandre Léauté, cyclisme, argent

 Le 27 août, Alexandre Léauté rafle l'argent sur le kilomètre C2, après son titre en poursuite individuel hier. Victime d'un AVC à la naissance et privé de 95 % de puissance à la jambe droite, ce passionné de course cycliste depuis l'âge de 13 ans ne connaissait rien au para cyclisme avant ses débuts tonitruants, enchaînant les titres mondiaux entre 2019 et 2020. A seulement 20 ans, il est déjà triple champion du monde.

Axel Bourlon, haltérophilie, argent

Il en rêvait, il l'a fait. Le 26 août, l'haltérophile de petite taille Axel Bourlon décroche la médaille d'argent en para développé couché (catégorie -54 kg) en soulevant une barre de 165 kg. A la naissance, les médecins lui diagnostiquent une achondroplasie, une maladie génétique causée par une anomalie de la croissance ou du cartilage de l'os. Après s'être adonné à la natation, il découvre le développé-couché et participe à ses premières compétitions en 2006. A 30 ans, il totalise déjà treize titres de champion de France auquel il espère ajouter celui de champion paralympique dans trois ans à Paris.

Alexandre Léauté, cyclisme, or

 Le 26 août, Alexandre Léauté remporte la poursuite individuelle (catégorie C2) en para cyclisme et ouvre ainsi le compteur en or de l'équipe de France !

Ugo Didier, natation, argent

Le 25 août, Ugo Didier devient non seulement vice-champion paralympique du 400m nage libre S9 mais aussi nouveau recordman d'Europe ! Né avec les pieds bots et les membres inférieurs atrophiés, le sportif de 19 ans ne peut ni courir ni sauter. L'eau, c'est son élément. Il commence la natation à 7 ans et remporte sa première médaille d'or internationale aux championnats du monde senior en 2017 à Mexico. Quelques mois plus tard, il obtient son baccalauréat scientifique mention très bien. A Tokyo, le surdoué des bassins a incontestablement réussi son entrée dans le grand bain avec cette seconde place mais, habitué à faire la course en tête, il ne s'arrêtera pas avant d'avoir décroché l'or paralympique.

Marie Patouillet, para-cyclisme, bronze

Le 25 août 2021, Marie Patouillet ouvre le compteur des médailles françaises avec le bronze sur piste en poursuite individuelle en para-cyclisme (catégorie C5). La cycliste née avec une malformation à l'un des pieds a de nouvelles grandes chances de médaille, le 27, au 500 mètres départ arrêté, sa spécialité, dont elle est déjà vice-championne du monde en 2020.

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr.Toutes les informations reproduites sur cette page sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Handicap.fr. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, sans accord. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr"

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