La déficience visuelle / le handicap visuel

Une grande majorité de personnes pensent que l'on est soit voyant, soit aveugle ! Pourtant, la déficience visuelle comporte un vaste champ de handicaps et de pathologies liés à la vision.

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Jeune femme passant un examen optométrique

Définir la déficience visuelle

La déficience visuelle / le handicap visuel désigne les troubles liés à la fonction visuelle, qui persistent après traitements (thérapeutiques, médicaux, chirurgicaux,..).
Elle est définie à l'aide de deux critères que sont l'état du champ visuel (étendue de l'espace qu'un œil peut saisir) et la mesure de l'acuité visuelle (aptitude d'un œil à apprécier les détails).
A partir de là, on distingue deux catégories de personnes atteintes de déficience visuelle :

  • Les aveugles, atteints de cécité, dont l'acuité visuelle corrigée est inférieure ou égale à 1/20
  • Les malvoyants, atteints d'amblyopie, dont l'acuité visuelle après correction du meilleure œil est comprise entre 4/10 et 1/10.

Symptômes

Selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la fonction visuelle comporte 4 stades :

  • La vision normale
  • Une déficience visuelle modérée
  • Une déficience visuelle grave
  • La cécité

Ces différents stades ont des conséquences plus ou moins sévères sur certaines capacités liées à la fonction visuelle comme :

  • La lecture et l'écriture (qui nécessitent une vision de près)
  • Les activités de la vie quotidienne (qui nécessitent une vision à moyenne distance)
  • La communication (qui nécessite une vision de près et à moyenne distance)
  • L'évaluation de l'espace et les déplacements (qui nécessitent une vision de loin)
  • La poursuite d'une activité exigeant le maintien prolongé de l'attention visuelle.

La cécité constitue le stade le plus sévère de la malvoyance et se caractérise par une absence totale de vision et de perception lumineuse.

Origines

Malgré de nombreux progrès réalisés par la recherche et la chirurgie dans le domaine de la fonction visuelle, la principale cause de déficience visuelle reste la cataracte (opacification partielle ou totale du cristallin, lentille convergente située à l'intérieur de l'œil), qui représente 47,9% des cas de déficience visuelle.

Les autres causes majeures de déficience visuelle sont :

  • Le glaucome (maladie dégénérative du nerf optique) dans 12,3% des cas
  • La Dégénérescence Maculaire Liée à l'Âge (DMLA) dans 8,7% des cas
  • Les opacités cornéennes (opacifications de la partie antérieure transparente du globe oculaire) dans 5,1% des cas
  • La rétinopathie diabétique (atteinte rétinienne survenant dans le cadre d'un diabète) dans 4,8% des cas
  • La cécité des enfants (aveuglement) dans 3,6% des cas

Traitement et suivi

Une fois la malvoyance, ou déficience visuelle, diagnostiquée par le médecin, certains changements sont à mettre en œuvre pour aménager et améliorer les conditions de vie, qui se font étape par étape.
Dans un premier temps, améliorer l'éclairage ou renforcer les contrastes pour éviter les chocs et les chutes peut suffire.

Cependant, en cas de déficience visuelle évolutive, le recours à des aides techniques plus spécifiques est nécessaire.


En voici quelques exemples :

  • Le Braille (méthode de lecture pour personnes malvoyantes ou aveugles)
  • Les aides visuelles non optiques (appareils téléphoniques à mémoire, grandes touches, guide-lignes pour les chèques...)
  • Les aides visuelles optiques (loupe, systèmes télescopiques)
  • Les aides électroniques en vision de loin (casque avec caméra vidéo intégrée, restituant l'image devant les yeux du patient)
  • Les filtres colorés (qui augmentent la vision des contrastes).
  • La canne blanche.
  • etc.


Comment se comporter ?

(source : centre d'orientation et de consultation psychologique, université de Laval)


Communiquer


• Pour entrer en contact, saluez la personne par son nom, présentez-vous et indiquez-lui la raison de votre présence. De même, informez-la de votre départ.
• Lorsque vous vous adressez à une personne avec une forte déficience visuelle, pensez à prononcer systématiquement son prénom afin qu'elle sache que c'est à elle que vous parlez.
• Dans la conversation, continuez à utiliser les mots « voir » et « regarder ». Les personnes ayant une déficience visuelle les utilisent aussi.
• Si quelqu'un vient se joindre à la conversation, informez-en la personne. Par la suite, avertissez-la de son départ.

En réunion, donnez votre nom quand vous prenez la parole / ne parlez pas à plusieurs en même temps /
commenter oralement les graphes que vous montrez à l'écran.
Favoriser les déplacements
Lorsque vous indiquez un trajet à suivre, soyez précis, comme si vous étiez au téléphone.
Demandez à la personne si elle a besoin d'aide.
Un chien-guide qui porte un harnais est un chien au travail : il a besoin de toute sa concentration. Évitez de le toucher ou d'attirer son attention. Et surtout adressez-vous avant tout à la personne !

Certaines personnes aveugles mémorisent leurs parcours à l'aide de points de repère physiques ou auditifs et empruntent toujours les mêmes trajets. Faites attention à ne pas piéger leurs parcours en ajoutant des obstacles qui pourraient représenter un danger (carton, chaise, objet suspendu, etc.).

Favorisez l'autonomie de la personne en l'encourageant à utiliser sa vision résiduelle et laissez-la entreprendre ce qu'elle se sent capable de faire.


Guider

  • Lors d'une marche en sa compagnie, demandez-lui si elle a besoin d'aide, auquel cas vous lui offrirez votre bras gauche juste au-dessus du coude plutôt que de tenir le sien. Marchez un demi-pas en avant de la personne que vous guidez.
  • Décrivez-lui le lieu chaque fois que vous entrez quelque part ou que vous vous trouvez dans un lieu non familier. Employez la méthode de l'horloge pour indiquer l'endroit où sont situés les objets et les personnes.
  • Avant de franchir un obstacle, faites une pause et informez-la de la présence de cet obstacle. Abordez les trottoirs, les escaliers et les entrées de front, ne vous en approchez jamais de biais et précisez s'il faut monter ou descendre.
  • Arrêtez-vous complètement devant un escalier et, si nécessaire, changez de côté afin que la personne que vous guidez puisse utiliser la rampe. Elle trouvera la première marche en glissant son pied vers l'avant jusqu'à ce qu'elle sente bien l'escalier. Vous commencerez alors à le monter ou à le descendre ensemble. Demeurez toujours un demi-pas en avant de la personne que vous guidez et dites-lui que vous êtes arrivés à la dernière marche.
  • Pour l'aider à s'asseoir, approchez-vous d'elle et placez sa main sur le dossier de la chaise pour lui fournir un point de repère.

 

 

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