« L'accessibilité ne se décrète pas, elle se construit, dès la conception d'un événement jusqu'à sa livraison. » C'est le constat de Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité paralympique et sportif français (CPSF), dans le nouveau Guide pour des événements sportifs accessibles. Nourri des enseignements des Jeux de Paris 2024, ce document publié le 24 septembre 2026 entend faire de l'accessibilité universelle un réflexe pour les futurs rendez-vous sportifs.
Penser l'accessibilité dès le début
Ce guide, élaboré avec le soutien de la Délégation Interministérielle aux Jeux Olympiques et Paralympiques (DIJOP), vise à devenir une référence pour accompagner les organisateurs d'événements. Le document insiste sur l'importance d'intégrer l'accessibilité dès la phase de conception et d'aller au-delà des simples obligations réglementaires.
Le guide définit un événement accessible comme un rendez-vous pensé pour être « inclusif, équitable et accueillant pour toutes et tous, quelles que soient les capacités physiques, sensorielles, mentales ou cognitives des participant·es. ». Pour supprimer toutes les barrières qui empêcheraient de « vivre pleinement l'expérience proposée, de manière autonome, confortable et sécurisée » l'accessibilité doit ainsi être pensée de l'organisation jusqu'au jour J.
"Chaque étape compte"
« L'accessibilité ne commence pas à l'entrée d'un lieu : elle commence chez soi », souligne le guide. Réservation en ligne, transport, arrivée sur le site, circulation, accès aux services et accueil… « Chaque étape compte » résume le CPSF, qui insiste également sur la nécessité de prendre en compte plusieurs dimensions, de l'accessibilité physique et sensorielle aux enjeux d'information et de communication.
Parmi les recommandations, le guide préconise de nommer un référent accessibilité dès le début du projet et de lui donner un rôle bien identifié. Le document encourage aussi les organisateurs à tester leurs dispositifs avec un panel d'usagers représentatif des différents handicaps et à recueillir leurs retours après l'événement.
Après les Jeux de Paris 2024, le CPSF entend ainsi inscrire ces pratiques dans la durée, alors que plusieurs grands rendez-vous sportifs sont annoncés en France, notamment les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver des Alpes en 2030.
Crédit : Eric Salard


