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Macron VS Le Pen : leurs ambitions phares pour le handicap

Qui d'Emmanuel Macron ou Marine Le Pen sera élu président(e) de la République ? Réponse le 24 avril 2022. En attendant, retour sur les mesures phares des deux candidats en matière de handicap. AAH, emploi, éducation, aidants... Mise en perspective !

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Emmanuel Macron (La République en marche) VS Marine Le Pen (Rassemblement national). C'est l'affiche du second tour de l'élection présidentielle 2022. Le 24 avril, l'un d'eux sera élu président(e) de la République. Quelle place le handicap occupera-t-il dans le prochain quinquennat ? Coup de projecteur sur leurs annonces phares (interviews complètes en lien ci-dessous) pour favoriser l'inclusion des 12 millions de Français concernés.

Votre mesure emblématique en matière de handicap ?

• Emmanuel Macron : proposer des contrats plus longs aux accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) afin d'éviter les ruptures d'accompagnement.

• Marine Le Pen : écrire dans la Constitution la lutte contre les discriminations du fait du handicap afin d'abattre les obstacles qui rendent la vie des personnes en situation de handicap plus difficile que celles de leurs concitoyens, notamment pour acquérir un bien immobilier ou encore accéder aux lieux et transports publics.

AAH

• Macron : persistait à vouloir prendre en compte les revenus du conjoint lors du calcul de l'Allocation adulte handicapé. Mais le 15 avril 2022 dans une interview sur France info, il promet de « bouger » sur la déconjugalisation, jugeant ce « couperet absurde ». Lors du débat du 20 avril qui l'a opposé à Marine Le Pen, il a réitéré ses propos : « Je suis favorable qu'on puisse en effet corriger cet effet de bord qui, lorsqu'une personne handicapée se marie avec une personne qui a beaucoup plus d'argent, le perd. C'est vrai que le gouvernement n'a pas soutenu cette mesure ». Mais il promet « d'avancer ». Pas d'engagement concret pour autant. Par ailleurs, après l'avoir revalorisée de 90 euros durant son quinquennat, il n'envisage pas de coup de pouce supplémentaire.

• Le Pen : souhaite déconjugaliser l'AAH au motif « qu'une personne en situation de handicap ne doit plus être pénalisée pour avoir fondé un foyer ». Elle veut également augmenter les montants de l'AAH et de la MVA (Majoration pour la vie autonome) pour faire en sorte que « plus une seule personne en situation de handicap ne vive sous le seuil de pauvreté ».

Education

• Macron : veut multiplier les contrats de 35 heures pour les AESH mais aussi augmenter leur nombre et soutenir toutes les initiatives attendues et efficaces qui fleurissent dans les établissements scolaires, comme celles de réaliser des binômes entre valides et personnes en situation de handicap.

• Le Pen : fait part de sa volonté d'adapter le nombre d'AESH aux besoins. Ces nouveaux recrutements seront facilités grâce à la revalorisation de leur statut. Autres ambitions : créer de nouvelles unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS) et réorganiser les pôles inclusifs d'accompagnement localisé (PIAL), qui doivent favoriser la coordination des aides humaines, pédagogiques et éducatives mises au service des élèves en situation de handicap, afin d'améliorer leur prise en charge. Elle promet également qu'au cours de la période 2022-2027, 10 000 places d'accueil seront créées dans des établissements spécialisés en France afin d'éviter la fuite de certains élèves à l'étranger, faute de solutions dans notre pays.

Emploi

• Macron :
- Mieux accompagner les étudiants en situation de handicap dans le supérieur en leur offrant une allocation pouvant aller jusqu'à 500 euros par mois.
- Améliorer l'accessibilité des centres de formation.
- Encourager l'apprentissage pour les jeunes en situation de handicap.
Il se fixe également comme objectif, d'ici cinq ans, d'atteindre le taux de 6 % de personnes en situation de handicap travaillant au sein des services de l'Etat et des collectivités territoriales.

• Le Pen :
- Encourager les centres de formation d'apprentis (CFA) à accueillir davantage de personnes en situation de handicap et faciliter l'accès à l'alternance.
- Inciter à la création d'entreprises adaptées (EA).
- L'Etat respectera strictement l'obligation d'emploi de 6 % de personnes en situation de handicap dans l'administration, ses organismes publics et les entreprises dans lesquelles il a des participations. En outre, un crédit d'impôts de trois ans sera accordé aux entreprises qui iront au-delà de leurs obligations légales en matière de recrutement.

Aidants

• Macron : revaloriser le montant de l'Allocation journalière du congé « proche aidant », versée aux personnes qui accompagnent un proche en déficit d'autonomie, à compter de janvier 2022 au niveau du Smic, quelle que soit la composition du foyer familial.

• Le Pen : augmenter le montant des aides qui sont versées par la CAF (Caisse d'allocations familiales) et allonger la durée pendant laquelle elles sont perçues. Par ailleurs, « pour mieux marquer la solidarité envers les parents d'enfants en situation de handicap », elle dit vouloir attribuer une part entière fiscale par enfant et ce quel que soit le degré d'invalidité.

Accessibilité du cadre bâti

• Macron : dit vouloir assurer la transposition de la directive européenne d'accessibilité des biens et services « à l'échéance » et outiller la réflexion sur les schémas possibles en matière d'autorité de régulation et de contrôle de l'accessibilité à l'aide d'une mission d'inspection. Il souhaite également créer un fonds départemental d'accessibilité qui aura notamment vocation à soutenir la mise en accessibilité des commerces de proximité, des écoles, collèges, lycée, voirie et transports…

• Le Pen : promet que tous les établissements publics accueillant du public seront accessibles. « Les opérateurs de transports publics et les collectivités locales devront améliorer substantiellement leur accessibilité et rendre la voirie, notamment les trottoirs, compatibles avec les déplacements des personnes en situation de handicap ».

Démarches administratives

• Macron : délivrer automatiquement la Reconnaissance de qualité de travailleur handicapé (RQTH) pour les jeunes de plus de 16 ans déjà accompagnés par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) dès 2022.
• Le Pen : simplifier les démarches MDPH « pour être plus efficace, réactif ».

Vie en établissement médico-social

• Macron :  il est nécessaire de « prendre le cap de la société inclusive en rendant l'environnement accessible et en garantissant l'accompagnement des personnes vivant avec un handicap dans le milieu dit 'ordinaire', et non en marge de la société ». A ce titre, il encourage le développement des solutions alternatives innovantes comme l'habitat inclusif et propose qu'une plateforme publique recensant l'offre disponible soit mise en place.

• Le Pen : la fermeture de tous les établissements médico-sociaux, préconisée par l'ONU (article en lien ci-dessous), est « une hérésie ». « Si le maître mot est l'inclusion, il ne faut pas être naïf, certaines personnes nécessitent un accompagnement quasi permanent, et la fermeture de ces établissements seraient très préjudiciable pour les familles », estime-t-elle. Elle souhaite donc, au contraire, améliorer l'accueil dans ces établissements, augmenter leur nombre et innover dans la prise en charge.

Santé

• Macron : affirme vouloir lutter contre les déserts médicaux et créer six pôles de référence de prêt de matériel de communication alternative et améliorée (CAA, déployer des référents handicap dans les structures de médecine d'urgence (SAMU, SMUR, centres 15 et 114) et dans les établissements de santé pour accompagner les personnels soignants. Mais aussi généraliser le dispositif Handigynéco, expérimenté en Ile-de-France, afin de faciliter l'accès au suivi et aux soins gynécologiques des femmes en situation de handicap grâce à la mise en place de consultations individuelles et à la formation des professionnels des ESMS (établissements et services médico-sociaux), et amplifier le grand mouvement de recherche pour les handicaps rares ou psychiques.

• Le Pen : pas de réponse.

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Cassandre Rogeret, journaliste Handicap.fr"

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